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PROGRAMME D’ATTENTATS CIBLÉS CONTRE LA LIBERTÉ DE DIRE CE QU’ON SAIT
« Là où la barrière est basse, le boeuf 'passe' !" (proverbe créole)
En attendant le jugement, voici quelques commentaires sur un programme d’attentats ciblés contre la liberté de réflexion et d’expression : AFP, Le Monde, Quibla, Imbongi, Gilles Munier, Mikhael Toledano, Ginette Hess Skandrani, Maria Poumier
1) AFP 11-05-2006 18:48:02
PARIS, 11 mai 2006 (AFP) -
Un homme de 65 ans, se présentant comme ancien déporté, de confession juive, a comparu jeudi devant le tribunal correctionnel de Paris pour avoir envoyé des lettres de menaces accompagnées de balles de 22 Long Rifle à des personnalités réputées proches de la cause palestinienne.
La représentante du parquet a requis une peine de 12 mois d'emprisonnement avec sursis, assortie d'une mise à l'épreuve d'une durée de deux ans, laissant au tribunal le soin d'apprécier la nécessité d'une obligation de soins.
Au cours de l'année 2003, M. Schoemann avait ainsi envoyé une quinzaine de balles - accompagnées de fiches bristol sur lesquelles on pouvait lire "la prochaine n'arrivera pas par la poste" - à des personnalités telles que José Bové, Alain Lipietz (Verts), l'avocate du terroriste Carlos Me Isabelle Coutant-Peyre ou le cinéaste israélien Eyal Sivan.
Parmi les parties civiles, se trouvaient également des journalistes, des éditeurs travaillant pour des associations d'amitié franco-arabe ou de simples sympathisants d'associations pro-palestiniennes.
Le prévenu, veste de cuir, visage fermé, a expliqué devant la 10e chambre du tribunal correctionnel de Paris avoir voulu pousser les parties civiles à "au moins à assagir leurs propos" sur Israël.
"J'ai été exaspéré de l'hypocrisie de ces gens qui prennent soi-disant position pour le peuple palestinien alors que c'est nous qu'ils visent ici", a-t-il affirmé, qualifiant les parties civiles d'"antisémites". "A l'âge de deux ans, j'ai été enfermé dans un camp de concentration, j'en suis sorti vivant, je me suis tenu coi pendant 60 ans pensant que c'était du passé mais les cicatrices restent", a ajouté M. Schoemann.
La procureur a estimé que le prévenu réduisait les personnes à qui il a envoyé ses menaces à "des entités abstraites, réduites à leurs opinions" qu'il considérait comme antisémites.
M. Schoemann était également poursuivi pour détention illégale d'armes, notamment un 38 spécial, un pistolet automatique et un fusil d'assaut.
"Cette détention, dans ce contexte, est pour le moins inquiétante", a souligné la procureur, estimant que le prévenu avait tendance "à prendre pour des attaques personnelles des propos qui ne le visent pas lui".
Pour les avocats des parties civiles, et notamment Me Antoine Comte, l'avocat de M. Sivan, le comportement du prévenu est celui d'un "esprit fasciste qui consiste à salir ceux qui ne pensent pas comme lui".
"Il n'y a pas de différence entre le fait de recevoir, comme ça été mon cas, des lames de rasoir avec le mot: +ces lames serviront bientôt à trancher ta gorge de sale juif+ et les lettres envoyées par M. Schoemann", a de son côté plaidé Me Alain Lévy, l'avocat d'une autre partie civile.
Le jugement est attendu le 22 juin.
elr/lbx/bma
AFP 111853 MAI 06
2) LE MONDE
Les balles et lettres de menace d'un retraité obsédé par l'antisémitisme
LE MONDE | 12.05.06 | 15h53 • Mis à jour le 12.05.06 | 15h53
Douze balles envoyées par courrier, accompagnées d'un bristol anonyme portant cette phrase : "La prochaine n'arrivera pas par la poste." Douze parties civiles étaient présentes au procès de Raphaël Schoemann, qui comparaissait devant le tribunal correctionnel de Paris, jeudi 11 mai. Les propalestiniens radicaux voisinaient avec quelques figures des réseaux franco arabes, notamment Gilles Munier, secrétaire général des Amitiés franco-irakiennes. Les personnalités, parmi lesquelles le député européen (Verts) Alain Lipietz, le dirigeant altermondialiste José Bové ou le cinéaste israélien Eyal Sivan, s'étaient fait représenter.
C'est un mail envoyé à l'une des parties civiles qui a permis de remonter jusqu'à ce retraité de 65 ans, marié et père de deux enfants, au casier judiciaire vierge, qui voulait s'en prendre à des personnes qu'il estimait "antisémites" en raison de leurs écrits sur le conflit israélo-palestinien. Raphaël Schoemann signait ses mails "Nadine Mouk", une formule qui signifie en arabe dialectal : "Maudite soit la religion de ta mère."
Le prévenu ne conteste pas les faits. "J'ai choisi mes victimes en raison de leurs liens avec l'extrême droite, déclare-t-il. Ils se sont tous livrés à des déclarations à caractère antisémite. J'ai essayé de saisir la Licra. Sans résultat. Je ne voyais pas d'autre issue. Mais cela n'a pas suffi. Ils n'ont pas assagi leur propos."
"Je n'avais aucune intention de passer aux voies de fait, surtout avec des armes", assure-t-il. Pourtant, des armes à feu, les enquêteurs en ont trouvé chez Raphaël Schoemann : un véritable arsenal, et notamment un fusil à répétition SIG et un revolver Smith et Wesson, deux armes interdites à la vente en France et acquises illégalement en Suisse, en décembre 2003, quelques mois après l'envoi des courriers. "J'utilisais ces armes pour tuer des nuisibles dans la propriété de mes parents, ou dans mon club de tir", se défend le prévenu.
"Nous avons frôlé un massacre, du genre de la tuerie de Nanterre", estime Me Mylène Stambouli, avocate d'Alain Lipietz. "A partir du moment où l'on prend des positions aussi tranchées sur le conflit israélo-palestinien, on prend le risque de recevoir des menaces de cet ordre", avance l'avocat de la défense, Me David Sellam.
Le parquet a requis douze mois de prison avec sursis, avec obligation d'indemnisation des victimes. Jugement le 22 juin.
Xavier Ternisien
3) Quibla.net
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19/05/06 - "La prochaine n'arrivera pas par la poste": 12 mois de prison avec sursis requis contre l'apprenti-terroriste Raphaël Schoemann
La Xème chambre du tribunal correctionnel de Paris a examiné le le jeudi 11 mai l'affaire Raphaël Schoemann Ce retraité de 66 ans, citoyen français juif d'origine allemande, rescapé d'un camp de concentration nazi, avait été interpellé en février 2004 et avait reconnu avoir envoyé des lettres anonymes contenant une balle de 22 Long Rifle et la phrase : "la prochaine n'arrivera pas par la poste" à douze personnes connues pour leur engagement antisioniste Les personnes visées étaient Eyal Sivan, cinéaste israélien émigré en France, Isabelle Coutant-Peyre, avocate et épouse de Carlos, Ginette Hess-Skandrani, militante antisioniste, Maria Poumier, enseignante et traductrice, Lucien Bitterlin, président de l?association France-pays arabes, Monique Chemiller-Gendreau, professeur de droit international, Alain Lipietz, député européen des Verts, Gilles Munier, secrétaire général des Amitiés franco-irakiennes, José Bové, porte-parole de la Confédération paysanne, Annie Coussemant, traductrice et membre de l?Association France-Palestine solidarité, Mondher Sfar, historien et éditeur, et Jean-Claude Willem, maire (PCF) de Seclin (Nord). Six des personnes visées étaient présentes à l?audience, les autres étant représentées par leurs avocats
Schoemann avait été identifié par les enquêteurs suite à un email envoyé à Maria Poumier et signé "Nadine Mouk" ("Maudite soit la religion de ta mère", en arabe). À son domicile, la police avait trouvé un véritable arsenal, notamment un fusil d'assaut suisse SIG de 5,56 mm, acheté en Suisse en décembre 2003, et pourvu de tout l'équipement nécessaire à une opération de type "exécution professionnelle" : un pied, un viseur laser et un silencieux ainsi que 784 cartouches, dont des balles perforantes Pendant les cinq heures qu'a duré l'audience, Schoemann a revendiqué haut et fort son acte, le justifiant par une théorie délirante : les personnes qu'il avait menacé de mort faisaient toutes parties d'un réseau d'extrême-droite antisémite auxquelles il avait l'intention de faire peur en 'alimentant leur paranoïa" Il a évidemment nié avoir eu l'intention de mettre ses menaces à exécution, affirmant que les armes à feu qu'il détenait lui servaient à "chasser les nuisibles" Quant aux balles perforantes, il s'était, di-il, "fait avoir" par l"armurier suisse auquel il avait acheté le fusil d'assaut, celui-ci ayant prétendu ne pas en avoir d'autres À aucun moment, Schoemann n'a exprimé de remords ni même de regrets Au contraire : pour lui, les choses sont claires, toutes les personnes qu'il a menacées de mort sont des "délinquants antisémites" et s'il a agi ainsi, c'est parce que les "institutionnels", auxquels il s'est adressé, comme la LICRA, n'ont rien fait, par "laxisme" Bien sûr, "la liberté d'opinion, c'est très important, mais il y a des opinions qui sont des délits J'aurais préféré aller en justice, mais regardez le feuilleton Dieudonné J'ai contacté des associations, mais sans résultats - par laxisme Les institutionnels ne font pas leur boulot, le parquet non plus"
Exemple de dialogue entre le prévenu et la présidente du tribunal :
-Pourquoi n'avez-vous pas signé vos lettres ?
- Une lettre anonyme, ça ne se signe pas.
- Pourquoi des lettres anonymes ?
- Pour ne pas me faire prendre
- Vous n'étiez pas personnellement mis en cause ?
- C'était un débat d'idées
- Ce n'était pas des idées, mais des menaces Vous pensiez que ça pouvait interférer, modifier leurs prises de position ?
- Ce sont des gens qui se présentent comme d'héroïques révolutionnaires qui sortent de l'état de droit républicain
- Drôle de réponse !
- C'est ce qu'on appelle une défense de rupture Sous prétexte de soutien aux défavorisés palestiniens, ils s'en prennent à nous (sous-entendu : les juifs).
À la question d'une des parties civiles - Schoemann réalise-t-il qu'il a terrorisé des gens ? -, celui-ci répond : « C'était un canular plus qu'autre chose je ne m'affole pas. Ça (les lettres de menaces de mort) fait beaucoup moins de dégâts que leurs textes » Drôle de "canular" tout de même, lui fait-on remarquer Réponse de Schoemann : tout ça, c'est la faute d'Internet, une "vraie machine infernale" Et, ajoute-t-il, "tout compte fait, j'aurais du les laisser continuer à semer la zizanie dans le Palestine-business" Schoemann est-il fou ? Pas du tout, ont conclu les experts psychiatres Acceptant les dénégations du prévenu, qui a nié de bout en bout qu'il ait pu exister un lien entre les menaces de mort proférées et la détention d'armes à feu - autrement dit qu'il ait eu un quelconque projet de passer aux actes -, la procureure, dans son réquisitoire, s'est contentée de requérir une peine symbolique de douze mois de détention avec sursis, avec indemnisation symbolique des victimes L'apprenti-terroriste s'en tirera donc à bon compte Jugement le 22 juin
quibla.net, 19 mai 2006 ..........................................................................................
4) IMBONGI (http://20six.fr/imbongi)
Terrorisme juif à Paris: les aveux terrifiants de Raphaël Schoeman
Le procès Schoemann a pu se dérouler normalement. Les rumeurs et menaces faisant état d'une possible "descente" de l'extrême-droite juive, raciste, sur le Palais de Justice de Paris, à l'occason du procès de ce "corbeau" pro-Israélien particulièrement lâche, auteur d'une rafale de lettres de menaces de mort anonymes adressées à des militants ou personnalités proches de la cause palestinienne, ou supposé (es) tel (les), sont restées sans effet.
Ces puantes missives étaient accompagnées, en général, d'une balle de 22 LR, fixée sur un bristol. Le 22 LR (lire ci-dessous dans la même colonne) est le calibre préféré des vrais tueurs professionnels - et l'arme utilisée, aux Etats-Unis en tout cas, par les fascistes juifs de la LDJ, les "chemises jaunes", coupables d'innombrables exactions, et de plusieurs assassinats politiques Le bristol portait la mention "la prochaine n'arrivera pas par la poste". Ce voyou signait certains de ses envois "treponeme" - du nom de l'instrument de propagation de la syphillis (lire nos précédentes révélations sur la même affaire, colonne ci-dessous)
Tout s'est bien passé, donc. Les mesures de sécurité avaient été renforcées. Les plaignants ont pu se rendre normalement dans les locaux de la X ème chambre, entourés par une solide poignée d'amis solidaires et attentifs: des durs, qui ne s'étaient laissés décourager ni par la peur, ni par les considérations d'opportunisme politique, ou les faux raisonnements de toute sorte, ni par l'abstention - inqualifiable - des associations dites "de soutien à la Palestine", toujours muettes sur le sujet, on ne sait sous quels prétextes
Le procès a pu se dérouler, sans pressions. Dans la sérénité. Il a été passionnant. Les absents ont eu tort.
L'envoyé spécial d'IMBONGI a pu assister à l'intégralité des débats, au banc de la presse. En l'agréable compagnie du courageux Xavier Ternisien, du Monde; du correspondant d'Afrique-Asie, notre confrère Habib Tawa; et de celui de l'AFP - Libération et la presse pro-israélienne, dans son ensemble, ne s'étaient apparemment pas déplacés. On notait, en revanche, dans la salle, la présence de nombreux professionnels sérieux, journalistes de la grande presse (internationale). Dont un confrère chinois.
Gageons que l'affaire aurait pourtant intéressée les défenseurs ordinaires des "Droits de l'Homme", sauce Libé, ou L'Express, si l'auteur des menaces de mort s'était appelé Rachid ou Mohammed; et si ce "treponeme" avait tenté de terroriser (voire plus, si affinités) des personnalités juives, "ciblées" parce que juives, et non, comme ce fut le cas ici, pour partie, des personnalités juives considérées dans les milieux sionistes comme des "renégats", des traîtres, sensibles aux souffrances de la Palestine. Ce qui eût été tout aussi ignobles, mais pas plus..
Les lecteurs de Libération, de l' "Huma" ou du Nouvel Obs, mais aussi ceux du Point, de L'Express, ou du Figaro, devront se contenter des dépêches d'agence, s'il y en a; du travail de Ternisien, s'il est publié; et du compte-rendu d'audience détaillé d'IMBONGI. Qui s'efforcera de se situer à l a hauteur de ses responsabilité. Ce compte-rendu d'audience s'annonce - et ce n'est pas du bluff - musclé, nourri de quelques surprises
Comme l'avait déclaré dans ces colonnes Gilles Munier, secrétaire général des Amitiés Franco Irakiennes (AFI), partie-civile, le "corbeau" qui se dit "chasseur de nuisibles", et que l'avocat du cinéaste israélien Eyal Sivan (plaignant, mais absent de l'audience; retenu, apparemment, par d'ardentes obligations en Israël ) a traité, justement, de "fasciste", détenait à son domicile un stock important d'armes clandestines, et même d'armes de guerre, avec leurs munitions
Peu de temps après l'envoi d'une de ses dernières lettres, il était aller s'acheter en Suisse un fusil d'assaut de marque SIG - un outil performant (publicité gratuite). Il détenait diverses armes de poing (dont un calibre 22, approvisioné et chargé). Sans penser à mal, dit-il, il avait acquis, fortuitement, un viseur laser, un réducteur de son ("silencieux"), et des munitions en abondance. Inscrit dans un stand de Versailles, mais non-titulaire d'un permis de chasse, il affirme qu'il ne comptait pas, en réalité utiliser cette quincaillerie. Limitant son action à la dimension d'un "canular"
En fait, il ne semble avoir été stoppé par la police qu'au tout dernier moment - lâché, selon toute vraisemblance, par les réseaux français du MOSSAD, qui, le trouvant incontrôlable, se sont abstenus d'avertir des progrès de l'enquête de police ce "franc-tireur" , agissant, dit-il, en solitaire, mais bien connu de la communauté juive du Raincy, fief d'Eric Raoult (qui n'est pas en cause dans cette affaire: cet excellent élu républicain, par ailleurs sarkozyste ultra, et, comme son maître, grand ami d'Israel, se dit, d'ailleurs, aujourd'hui, "fier d'appartenir à un parti dont le fondateur" (un certain Chirac) "a pris la position qu'on sait contre la guerre d'Irak"
Il est vrai que ces fortes paroles ont été prononcées devant les sympathisants de l'UOIF, au Bourget, où "Rourou les belles paroles", rossé, il y a quelques années, par la CGT, qu'il était allée chatouiller dans son fief, porte de Bagnolet, était allé mendier d'improbables électeurs arabes ou musulmans...)
Le "corbeau", dont la mue en un sanglant vautour, semble, donc, avoir avorté bien malgré lui, n'a pas pu "faire le ménage", détruire toute preuve, et cacher chez des amis sûrs son petit matériel, avant de filer se réfugier du côté de Tel Aviv.
L'essentiel reste qu'il lui sera, dans l'avenir, plus difficile, malgré le"black-out" impitoyable qui a régné sur cette affaire, de continuer à se livrer à ses petits jeux épistolaires. Voire, extra-épistolaires... Le jugement sera rendu en juin. Le compte-rendu d'audience complet et détaillé: très vite sur IMBONGI.
11.5.06 20:12
http://20six.fr/imbongi
5) Gilles Munier, président des amitiés franco-irakiennes
TERRORISME
MENACES DE MORT PRO - ISRAELIENNES
L’ Affaire Schoemann bientôt jugée
En 2002 et 2003, douze personnes connues pour leur engagement « pro-palestinien » ou pour avoir critiqué la politique israélienne [1], ont reçu des menaces de mort sous la forme de coups de téléphone anonymes ou d’une lettre contenant une balle de 22 Long Riffle assortie d’un message inquiétant : « La prochaine n’arrivera pas par la poste ».
Coup de couteau au ventre
Bien qu’étant considéré plutôt comme « pro-irakien » en raison de mon combat contre l’embargo, contre l’agression puis l’occupation de l’Irak, je me suis retrouvé fin juillet 2003 parmi les destinataires du courrier. Je me suis dit que désormais tout ce qui était lié à l’Irak devenait une priorité d’Israël. J’ai porté plainte contre X, bien que pensant à l’époque que la police n’arrêterait jamais l’auteur des menaces.
Je me trompais. Le coupable, un certain Raphaël Schoemann, a été appréhendé en février 2004 et est passé aux aveux. La date du procès sera bientôt fixée. On dit que l’agression le 7 avril 2002 à Paris d’un commissaire des Renseignements généraux - un coup de couteau au ventre donné par un extrémiste de la Ligue de Défense Juive (LDJ) lors d’une manifestation pro-israélienne « contre le terrorisme et l’antisémitisme » - est à l’origine de l’intérêt porté par la police à cette affaire.
« Sanayim » ou « chemise jaune » ?
Selon une source proche du dossier[2], Raphaël Schoemann est « un homme froid et décidé … marqué par l’expérience de ses parents, internés à l’arrivée des nazis en Allemagne ». Les enquêteurs ont trouvé chez lui un nombre considérable d’armes - carabine, pistolet, revolver, fusil d’assaut - des cartouches de différents calibres, un réducteur de son et une lunette de visée laser de nuit. De quoi assassiner à titre d’exemple, et discrètement, les intellectuels qu’il accuse de propager « des thèses négationnistes et antisémites », sous couvert de critiques de l’armée israélienne. Malgré la gravité des faits, il a été laissé en liberté provisoire. Heureusement pour lui qu’il ne s’appelle pas Mohamed, sinon il était bon pour le quartier de haute sécurité !
Raphaël Schoemann, âgé alors de 64 ans, serait retraité d’une société d’import-export. Toute la question est de savoir – mais je doute qu’on veuille y parvenir – s’il a agi seul ou dans le cadre d’un plan d’intimidation israélien, si c’est un « sanayim », nom donné aux supplétifs recrutés par le Mossad dans la diaspora[3], ou pire une « chemise jaune » de la LDJ. Cette organisation internationale raciste fondée par le Rabbin fanatique Meir Kahane – assassiné en 1990 - a perpétré plusieurs attentats et meurtres aux Etats-Unis et en Israël avec des 22 LR, son arme de prédilection[4]. Elle est dénoncée partout – y compris en Israël - comme terroriste… sauf en France où elle a pignon sur rue sous des noms d’emprunt.
3/1/06 Gilles Munier
[1] Eyal Sivan, Isabelle Coutant-Peyre, Ginette Hess-Skandrani, Maria Poumier, Lucien Bitterlin, Monique Chemiller-Gendreau, Alain Lipietz, Gilles Munier, José Bové, Annie Coussemant, Mondher Sfar, Jean-Claude Willem.
[2] Le Parisien Libéré (24/5/04)
[3] Mossad ; un agent des services secrets israéliens parle, par Victor Ostrovsky (Presses de la Cité)
[4] Les chemises jaunes , par Simon Epstein (Calmann-Lévy).
Sur la Ligue de Défense Juive:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ligue_de_d%C3%A9fense_juive
Contact Gilles Munier: gilmun@club-internet.fr
Sur France- Irak Actualité:
http://gmunier.blogspot.com/2006/01/menaces-de-mort-pro-israliennes.html
6) Recherches sur le terrorisme
UN ANCIEN DU BÉTAR PARLE !
Dans les quartiers de Paris à forte concentration juive, il existe des milices. Si vous cherchez une adresse dans ces secteurs, simplement si vous y flânez, immanquablement quelqu'un vous accostera pour vous demander ce que vous voulez. Aux terrasses des cafés de la rue des Rosiers, on voit des bandes de jeunes aux cheveux gominés scruter la foule. Qu'un groupe de trois ou quatre Maghrébins passe par là et ils enfourchent leurs scooters et l'encerclent. Histoire de jalonner " leur " territoire. Le Bétar, fondé en 1929 par un sioniste radical, Vladimir Jabotinsky, et la LDJ, qui s'inspire de l'idéologie du rabbin Meir Kahana[1], fournissent les troupes de choc de ces milices.
Dans un article précédant, Ali Khodja avait enquêté chez les islamistes radicaux <http://www.recherches-sur-le-terrorisme.com/Documentsterrorisme/de linquence-terrorisme.html . Cette fois, il a interviewé un ancien membre du Bétar.
Mickael Toledano, un costaud de type méditerrannéen qui se donne des airs de dur de banlieue. Il m'a donné rendez-vous dans un bistro de la rue des Blancs-Manteaux (Paris IVème). " Quand j'étais môme, commence-t-il, mon père m'avait inscrit dans une école juive. Le grand frère d'un copain faisait partie du Tagar. Il nous attendait à la sortie pour nous parler des entraînements aux arts martiaux. Il nous vantait les vacances organisées en Israël, la pratique du Krav Maga[2]. Il nous parlait de l'antisémitisme grandissant. La France s'arabisait, nous disait-il, il fallait que les juifs de ce pays se protègent et se battent s'il le fallait. Moi, je trouvais cela super. J'en ai parlé à mes parents. Au début, ils n'étaient pas très convaincus. Puis, un soir, nous sommes tous allés dîner avec les parents de mon copain. Devant la famille de celui-ci, à table, mon père m'a donné l'autorisation de rentrer au Tagar. Il avait été convaincu.
Ali Khodja : Comment devient-on membre du Bétar ?
Mickael Toledano : Tout repose sur la résistance à la douleur. Il faut apprendre à encaisser les coups. On est alors jugé apte à aller plus loin dans le mouvement. Pour ma part, j'ai eu la possibilité de m'entraîner du côté de Pontoise avec la LDJ) pour apprendre la guérilla. J'ai même appris à porter des coups mortels au Krav Maga. Nous apprenions ça au cas où nous aurions à appuyer l'armée israélienne pendant les combats. Je crois même que c'était l'État français qui finançait ces stages.
A.K : Avez-vous exécuté des missions pour le Bétar ? M.T : Nous nous postions devant les synagogues et les écoles juives pour transmettre le message que nous avions reçu plus jeunes. Il fallait parler de sport et insister sur notre sentiment d'appartenance à une communauté qui doit se protéger. On expliquait aussi l'importance de l'alya [3]. A.K. : C'est tout ? M.T. : Il y avait aussi des actions plus musclées, comme la protection des manifestations. On débarquait en scooter, casques sur la tête. On encerclait les opposants à nos idées et, à coups de matraque ou à mains nues, on les tabassait. J'ai participé à plusieurs actions dont la presse a parlé. Aujourd'hui, à cause de ça, je suis sous contrôle judiciaire pour violence en réunion. J'attends le jugement. J'espère bénéficier d'un sur-sis. Mais on ne sait jamais. Une chose est sûre, je laisse tomber. J'ai compris que les cadres du Bétar nous bourrent le crâne et nous manipulent. Je me prenais pour un modèle de la communauté. En fait, les autres juifs ne nous aiment pas. Ils nous fuient même[4].
A.K : Comment expliquez-vous la liberté d'action laissée par l'État français à des organisations comme le Bétar ? M.T. : C'est simple, le Bétar, comme la LDJ, se servent de l'antisémitisme. Les agents de l'État ont peur, s'en prenant à ces organisations, de se faire taxer d'antisémitisme. Et puis, ils ne peuvent rien contre l'organisation de voyages en Israël ou des activités culturelles destinées aux jeunes juifs. Le Bétar et la LDJ occultent leurs activités violentes. De plus, ils sont toujours prêts à mettre en avant que se défendre est un droit.
A.K. : Combien le Bétar et la LDJ comptent-ils de membres ? M.T : Personnellement, j'en connais une centaine. On dit qu'ils seraient 300 à 500 miliciens.
http://www.recherches-sur-le-terrorisme.com/Documentsterrorisme/bet [1] ) " Ligue de Défense Juive. " Le rabbin Meir Kahana est le fondateur de l'organisation extrémiste sioniste Kach. Il est mort assassiné dans un hôtel de New York. La LDJ est interdite aux États-Unis et au Canada. Pas en France !
[2] en hébreu, " combat-rapproché, " technique de combat créée par les sionistes.
[3] Pour un juif de la diaspora, le fait de s'installer en Israël
[4] Le Bétar est néanmoins cité de manière favorable, comme une organisation de jeunesse juive, dans l'hebdomadaire " Actualité Juive ".
7)
MENACES DE MORT SIONISTES, JUGEMENT D'UN ACTE TERRORISTE OU MASCARADE JUDICIAIRE ?
Ginette Hess Skandrani
L'Affaire des balles envoyées par courrier et accompagnées de menaces de mort proférées contre des militants/es de la cause palestinienne par M. Schoemann, 64 ans a enfin été présentée au juge - après bien des tergiversations - devant la 10è Chambre du Tribunal Correctionnel de Paris, le 11 mai 2006 .
Nous étions quatre victimes de ce sinistre personnage à nous présenter sans avocat, ayant décidé de nous représenter nous-mêmes Mais ce n'est pas facile, n'ayant pas accès au dossier et étant obligé de nous défendre contre un malfaiteur qui nous accusait, de comprendre la finalité de ce procès De victimes, il a essayé de nous faire passer pour des accusés Et je ne suis pas sûre qu'il ait échoué dans ce procédé
Entre 2002 et 2003, douze personnes connues pour leur engagement " pro-palestinien " ou pour avoir critiqué la politique israélienne (1), ont reçu des menaces de mort sous la forme de coups de téléphone anonymes ou d'une lettre contenant deux balles de 22 Long Riffle assorties d'un message inquiétant : " La prochaine n'arrivera pas par la poste " Le coupable a été appréhendé en février 2004 et a avoué les faits reprochés
Je croyais rêver en ouvrant mon courrier Etais-je encore en France ou aux USA ? Y avait-il un nouveau Kuk Klux Kan qui s'installait chez nous ? Ou bien allait-on recommencer à envoyer des cercueils à des anticolonialistes durant la guerre de libération de l'Algérie ?
J'ai porté plainte contre X en me constituant partie civile, ainsi que toutes les autres personnes menacées, bien qu'étant persuadée que ça ne servirait pas à grand chose vu que la police n'arrêtait jamais les auteurs de ce genre de menaces, surtout si les menaces sont proférées par des groupes ou des personnes faisant partie de la communauté juive Si M. Schoemann avait été Noir ou Arabe, il n'aurait jamais été relâché aussi vite et aurait certainement été traité de terroriste par toute la presse de France et de Navarre et condamné par les politiciens de tout bord On connaît le deux poids/ deux mesures pratiqué presque quotidiennement
Dieudonné accompagné de ses enfants a été agressé, il y a trois semaines par deux jeunes juifs venus de banlieue et, comble d'injustice, il a passé trois heures au commissariat à devoir justifier de son agression La presse ne s'est pas émue alors qu'elle s'est souvent focalisée dès qu'on parle d'agression antisémite avec ou sans preuve Nous nous rappelons tous du feuilleton inventé du RER D. ou celui le rabbin auto-- poignardé
Des journalistes et des militants pro-palestiniens avaient été agressés physiquement par les nervis du BETAR, en plein tribunal lors du procès du philosophe Roger Garaudy, le 27 février 1998 Un écrivain iranien a été sauvagement agressé et laissé par terre sans connaissance Ils n'ont pas hésité à s'en prendre aux gendarmes qui nous protégeaient Les agresseurs ont été relaxés bien que reconnus par plusieurs victimes Plusieurs intervenant ont également été agressés et gazés lors d'une conférence à la Sorbonne la même année
La ligue de défense juive et le BETAR, ces groupuscules paramilitaires, sont coutumiers de ce genre d'agression lors des manifestations de solidarité avec le peuple palestinien et leurs interventions restent toujours impunies, malgré la gravité des faits, même s'ils s'en prennent aux forces de l'ordre Ils ont toujours pignon sur rue et paradent officiellement
Selon certaines sources du dossier communiqué, Raphaël Schoemann est " un homme froid et décidé . marqué par l'expérience de ses parents, internés à l'arrivée des nazis en Allemagne " Il reflète exactement les arguments haineux du mensuel sioniste L'Arche, périodique qui exerce le terrorisme intellectuel en dressant des listes de gens qu'il classe comme antisémites
Les enquêteurs ont trouvé chez Raphaël Schoemann un nombre impressionnant d'armes - carabine, pistolet, revolver, fusil d'assaut - des cartouches de différents calibres, un réducteur de son et une lunette de visée laser de nuit De quoi assassiner à titre d'exemple, et discrètement, les intellectuels qu'il accuse de propager " des thèses négationnistes et antisémites ", sous couvert de critiques de l'armée israélienne Malgré la gravité des faits, il a été laissé en liberté provisoire, alors qu'il aurait très bien pu continuer à proférer des menaces et les mettre à exécutions
Le procureur a demandé 12 mois de prison avec sursis, une amende et la confiscation des armes Le jugement sera exécuté le 22 juin Parions que les douze mois vont se réduire à quatre ou cinq, l'amende sera symbolique. Et le Schoemann pourra recommencer
En tous les cas, ce procès m'aura permis de réaffirmer que la lutte pour la décolonisation de la Palestine est une lutte juste et digne et que je préfère être dans ma peau plutôt que dans celle de ce personnage odieux
Oui ! Je soutiens le peuple palestinien dans son juste combat de récupération de ses terres et de sa mémoire spoliés par la création de l'Etat d'Israël
Oui ! Je soutiens ce peuple exclu de tout, martyrisé et génocidé par des Européens qui lui ont volé son histoire
Oui ! Je soutiens sa juste lutte et je reconnais que ça m'a valu bien des ennuis de la part de gens haineux comme ce Monsieur qui cherchent à nier que la création par la résolution 181, le 29 novembre 19 47 d'un Etat illégitime et ethnique et la proclamation unilatérale de l'Etat d'Israël du 5 mai 48 après avoir rasé les villages palestiniens est un acte colonial.
Car ceux qui se définissent comme une partie des victimes du nazisme auraient pu créer un Etat avec les autochtones Palestiniens de toutes confessions, au lieu de le créer en cherchant à les éliminer
Cette terre n'était pas sans peuple comme ils ont voulu le faire croire : la preuve, le peuple palestinien est toujours là et il résiste toujours à l'occupation
Oui, je suis fière de soutenir un tel peuple que rien : ni le mur de la honte, ni les colonies de peuplement, ni les massacres, les enfermements, les déportations, les tortures, les harcèlements. ne pourra faire plier
Et aujourd'hui, sous prétexte de le punir parce qu'il aurait mal voté, les USA et Israël avec la complicité de l'Europe veulent continuer à le décimer en l'affamant et en l'excluant de tout ce qui fait la légitimité d'un peuple Plus que jamais, le peuple palestinien a besoin de notre soutien Tous ceux qui se battent pour plus de justice et pour le respect de chaque être humain à vivre dans la dignité se doivent d'être à ses côtés En tous les cas pour ma part, je n'y manquerai pas.
Paris 17 mai 2006 Ginette Hess Skandrani
(1) Eyal Sivan, Isabelle Coutant-Peyre, Ginette Hess-Skandrani, Maria Poumier, Lucien Bitterlin, Monique Chemiller-Gendreau, Alain Lipietz, Gilles Munier, José Bové, Annie Coussemant, Mondher Sfar, Jean-Claude Willem).
8)
Le syndrome de Numance
Maria Poumier
M. Schoemann a surpris par son réquisitoire précis et détaillé contre chacune de ses victimes, désignés comme cibles à abattre pour des passages de leurs écrits. Le cœur de l’affaire, c’est l’écrivain israélien Israel Adam Shamir[1]. La lettre signée « Nadine Mouque » était une attaque contre cet écrivain, et menaçait ceux qui relayent son œuvre ; Schoemann a confirmé à l’audience sa détermination à empêcher qu’on connaisse Israel Adam Shamir en France. Shamir représente la résurrection de la réflexion juive absolument antisioniste qui était majoritaire avant la Deuxième guerre mondiale, et il est israélien, ashkénaze. Le projet de M. Schoemann est simple : dès qu’ils apprendront l’assassinat de l’une des personnes qui diffusent l’œuvre de Shamir, les juifs modérés dans l’expression de leur dégoût de l’Etat israélien cesseront prudemment d’exprimer leur antisionisme. Déjà ils sont épouvantés et consternés d’avoir été associés par M. Schoemann à des antisionistes qu’ils trouvent infréquentables ; l’avocat d’Eyal Sivan n’a pas raté l’occasion de démarquer vaillamment son client de ses covictimes, et il a tenté d’ajouter à leur légende noire quelques méfaits supplémentaires. C’est le vieux syndrome de Numance : les faibles, lorsqu’ils sont assiégés, ont pour premier réflexe de se faire Balance : « c’est pas moi, msieur, le négationniste, c’est elle ! Cette exquise preuve de solidarité de la part d’un Hantisioniste jouissant de quelques faveurs médiatiques prouve que l’intéressé sait qu’il est réellement en danger. Passons…
Au cours de l’audience, j’ai demandé à M. Schoemann si, outre qu’il nous considère (y compris M. Eyal Sivan) comme des antisémites et des négationnistes, il considère que nous pratiquons l’incitation à la haine raciale. De toute son âme, il a répondu OUI ! Effectivement, il semblerait que dans l’esprit de M. Schoemann et autres défenseurs musclés de l’Etat d’Israël, le judaïsme ne soit finalement pas une affaire de ralliement à une tradition ou à une religion, mais de race. Seul le régime nazi avait promu des lois basées sur l’idée que les juifs puissent constituer une race. Les nazis se basaient pour cela sur une règle formulée par la religion juive, selon laquelle est automatiquement déclaré juif l’enfant né d’une femme juive. Il semble bien que de nombreux intellectuels juifs acceptent cette interprétation racialisante du judaïsme, tel M. Finkelkraut affirmant que les Martiniquais détestent Israël parce que ce n’est pas un pays métis. Ainsi donc, selon cet intellectuel, le fait d’être reconnu comme juif par l’Etat d’israël équivaudrait à un certificat d’appartenance à une race pure, en contradiction grotesque avec les lois de la nature, l’observation de tout un chacun, et la science réunies.
Si madame la juge accepte la définition raciale et raciste que donnent certains juifs de leur identité, alors elle sera tenue de considérer les préparatifs de massacre mis en chantier par l’accusé comme inséparables d’une condition aggravante : la double incitation à la haine raciale : contre une race inférieure, celle des goys, et contre la prétendue race supérieure que prétend représenter M. Schoemann, car M. Schoemann provoque activement notre résistance à la logique soit-disant « juive » d’intimidation ! De Gaulle faisait-il de l’incitation à la haine raciale quand il appelait à résister à l’occupation allemande ? Suffisait-ils que certains Allemands se considèrent comme une race supérieure pour qu’on soit obligés de se soumettre à leurs lois ?
Si la justice refuse, au contraire, la définition raciale et raciste que donnent certains juifs de leur identité, alors il faudra considérer les préparatifs de massacre mis en chantier par l’accusé comme inséparables d’une condition aggravante : complicité dans un projet génocidaire : l’intimidation visant à étouffer une liberté de réflexion garantie par les lois françaises est une atteinte à la vie spirituelle de toute une population, celle des lecteurs en langue française. Comme la stérilisation des femmes ou des hommes, ou l’incitation à ne pas se reproduire en tant que tels, la désertification d’une culture, au profit d’une minorité prétendant au privilège de confisquer la parole, est de nature génocidaire.
Enfin, comme M. Schoeman refuse de reconnaître que son arsenal était bien destiné à abattre autre chose que des nuisibles du genre lapins, renards ou canards sauvages, alors il ajoute une troisième circonstance aggravante à sa malfaisance : il est complice de négation de crime contre l’humanité…
N’ayons pas peur des mots : antisémite et négationniste sont des imprécations brandies par un groupuscule au service d’un minuscule État étranger et menaçant pour tous, comme autrefois on accusait les femmes de sorcellerie. Et certains manœuvrent pour conjuguer menaces de mort, attentats et persécutions judiciaires sous prétexte de pensées inconvenantes. Souvent, les femmes poursuivies en Europe au Moyen Age défendaient une longue tradition de connaissances scientifiques, en particulier dans le domaine de la médecine, que la science moderne reconnaît pleinement. Dans d’autres cas, comme dans celui de Jeanne d’Arc, elles défendaient un projet politique, celui de la résistance à un envahisseur. Si nous, les destinataires des balles de 22 long rifle, sommes bien au hit parade des Hantises de Schoemann et consorts, c’est probablement pour les mêmes raisons : nous transmettons une pensée ancienne et vivifiante, mais récusée par des censeurs sans la moindre légitimité, et nous résistons à la destruction de notre culture au profit d’intérêts étrangers. Il est temps de remettre les Schoemann à leur place : celle des gangsters au service d’une maffia étrangère. Et Numance sera libérée. [1] auteur de L’Autre Visage d’Israël, aux éditions Alqalam, disponible dans les FNAC et à la librairie du monde arabe, 220, rue Saint-Jacques, 75005 Paris. L’éditeur est poursuivi par la LICRA ; le procès en appel aura lieu à Versailles le 7 juin 2006 à 17h. Voir le site www.israelshamir.net
Dernière modification le : 04/11/2009 @ 05:52
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