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Affaire Schoemann :
Mémoire et Conclusion présentés par Ginette Hess-Skandrani
(Voir aussi les observations de Michel Dakar sur http://www.aredam.net/appel-schoemann.html)
J'ai interjeté l'appel à l'encontre des dispositions du jugement en date du 22 juin 2006 rendu contre M. Raphaël Schoemann pour menace de mort matérialisée par écrit, image ou autre objet, détention sans autorisation d'armes ou munition de catégorie 1 ou 4 d'arme. Ce Monsieur, retraité, m'ayant envoyé, ainsi qu'à d'autres personnes par courrier des menaces de mort accompagnées de balles de 22 longs riffles, a employé des méthodes terroristes comme le faisait l'OAS au temps de la guerre d'Algérie ou le KKK aux USA.
Entre 2002 et 2003, douze personnes connues pour leur engagement de soutien au peuple palestinien ou ayant simplement critiqués la politique terroriste israélienne ont reçu des menaces de morts sous la forme de coups de téléphone anonymes ou d'une lettre contenant des balles assorties d'un message inquiétant : " La prochaine n'arrivera pas par la poste" . Le coupable de ces faits M. Schoemann a été appréhendé en février 2004 et a avoué les faits reprochés.
Lors du procès du 22 juin 2006, il été condamné à 6 mois de prison avec sursis et à verser 1000 euros pour frais d'avocat aux personnes qui étaient défendues et 1 euro à celles qui se défendaient toutes seules.
Les enquêteurs ont trouvé chez R. Schoemann un nombre impressionnant d'armes : carabine, pistolet, revolver, fusil d'assaut, cartouches de différent calibre, un réducteur de son et une lunette de visée laser la nuit. De quoi assassiner discrètement les personnes qu'il a menacées et qu'il accuse mensongèrement de propager des thèses antisémites et négationnistes.
Le procureur avait demandé 12 mois de prison avec sursis, une amende et la confiscation des armes. J'avais demandé, ainsi que d'autres victimes des agissements de M. Schoemann, 10 000 euros en réparation du dommage moral et psychologique subi.
Je n'ai pas eu accès au dossier car n'ayant pas été défendue par un avocat, j'ai entendu déclarer que ce n'était que les avocats qui pouvaient pendre connaissance du dossier. J'ai pu écemment, en consultant le dossier d'une des parties, constater les insuffisances manifestes de 'instruction lors de ce procès. Insuffisances dont je n'ai eu connaissance qu'une semaine avant le jugement d'appel à savoir : - aucun approfondissement sur les liens entre M. Shoenmann et un Etat étranger, en l'occurrence Israël. - aucun approfondissement sur ses liens avec les organisations sionistes et paramilitaires comme le BETAR et la Ligue de Défense Juive qui agressent les gens dans des lieux publics et privés, y compris les forces de l'ordre. - aucun approfondissement sur ses activités politiques. - Aucune réelle recherche sur l'origine de cet énorme arsenal, particulièrement sur les armes de guerre que l'accusé n'a pas pu se procurer en France. Il n'y a eu aucune vérification réelle sur les achats d'arme dans les pays étrangers, ni sur des présumées relations de l'accusé avec le terrorisme international. - Malgré la gravité des faits et le manque évident d'enquête objective, il a d'une part été laissé en liberté provisoire, et d'autre part bénéficié de circonstances atténuantes pour sa condamnation, actes autorisant de ce fait et justifiant toutes sortes d'agressions. contre des militants de la cause palestinienne, comme celle dont j'ai été victime le 25 octobre à 17 H 45 à mon domicile par deux jeunes gens tout de noir vêtus avec des casques à la main dont ils se sont servis pour me cogner. Ils étaient d'une extrême violence et je ne pensais pas m'en sortir vivante.
J'ai tout de suite pensé au BETAR (groupe paramilitaire juif) ou à la Ligue de défense juive, car ils sont coutumiers de ce genre d'agressions. D'ailleurs l'un des deux a crié : " Tu sais pourquoi on est là ". Ils se sont enfuis car des portes commençaient à s'ouvrir suite à mes cris. La concierge à appelé la police. J'habite au troisième étage d'un immeuble avec digicode. J'ai appris par la police judiciaire, que selon la concierge, ils étaient quatre, deux qui sont rentrés derrière elle en lui proposant de porter ses courses et deux autres qui sont restés en faction dans le couloir extérieur, entre le portail d'entrée et la porte vitrée intérieure. Leur coup était bien prémédité. Ils savaient où je logeais car ils sont immédiatement montés à mon étage en courant.
J'ai pu les décrire à la police : environ 25 à 28 ans, assez grands, des cheveux noirs courts, portant des blousons de cuir noir, de type européen mais de peau un peu hâlée. Et ressemblant à des séfarades de Belleville. La procédure a été enregistrée sous le n° 2006/J/ 1510, par M. Bruno Jacquel, capitaine de police de la 2è DPJ. J'ai également reconnu, sur photo, un de ceux qui m'ont agressée.
Suite à cette agression et vu la clémence dont profitent les agresseurs, je demande un renforcement de la condamnation de M. Schoemann et réitère ma demande de dommages et intérêt que je fixe à 10.000 euros pour atteinte psychologique.
Ginette Hess Skandrani Paris, 14 janvier 2007
Dernière modification le : 04/11/2009 @ 05:55
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