Le 12 février 2010, la sentence est tombée.
COMMUNIQUE DE PRESSE
à propos de la condamnation de Raymond GAUTHIEROT
L’UGTG condamne avec la plus grande fermeté la décision de l’Etat colonial français de condamner notre camarade Raymond GAUTHIEROT à 3 mois de prison ferme assortis d’ amendes.
Cette décision s’inscrit dans un processus de diabolisation, de criminalisation de l’action syndicale, de remise en cause des libertés fondamentales et singulièrement le droit de revendiquer et de se battre pour ses revendications justes et légitimes.
Aussi, l’UGTG demande à l’ensemble de ses militants, adhérents, dirigeants et à l’ensemble des Travailleurs d’organiser des réunions d’informations, des assemblées générales dans toutes les entreprises, dans toutes les administrations, de déposer des plates-formes de revendications et de se tenir prêts à la mobilisation générale.
Rappel: Motion 1 adoptée à la réunion du 12 décembre 2009 à Paris avec les représentants de LKPInformés du communiqué de presse du LKP dénonçant le procès intenté par l’Etat français contre le dirigeant syndical Raymond GAUTHIEROT :
Communiqué de presse du LKP
*Le LKP condamne avec la plus grande fermeté le simulacre de procès, véritable procès en sorcellerie,organisé ce jour à l’encontre de Raymond GAUTHIEROT, dirigeant de l’UGTG.
*Il s’agit ni plus ni moins que d’une tentative de criminalisation de l’action syndicale alors que les
malfétè qui ont empoisonné nos vies, nos corps et nos terres à la chlordécone, sont tous en liberté.
*Il s’agit ni plus ni moins que d’un déni de justice alors que tous ceux qui nous escroquent et nous exploitent depuis tantôt sur le prix de l’essence, sur le prix des produits de tous ordres ou qui pratiquent ouvertement la discrimination raciale à l’embauche se promènent librement "an péyi annou".
*Il s’agit aussi pour l’Etat colonial français de tenter de diaboliser toutes celles et tous ceux qui osent
s’opposer à la division du Peuple Gwadloupéyen, entre soixante-trézistes et soixante-quatorzistes, et
qui se battent pour l’abolition de la pwofitasyon et pour l’instauration d’une société plus juste et plus
équitable.
*Le LKP appelle l’ensemble des Gwadloupéyens et les Travailleurs de Gwadloup à se tenir prêts pour
refuser massivement l’injustice, le racisme et le mépris dont nous sommes victimes et pour défendre les libertés fondamentales.
Jou nou ké mété a jounou péké janmé vwé jou !
Le Porte-Parole du LKP
*Informés que l’Etat français a décidé par l’intermédiaire du Procureur de Basse-Terre de confirmer les trois mois
de prison ferme et les 2 000 euros d’amende requis en première instance il y a deux ans contre Raymond
Gauthiérot ;
*Considérant que par cette répression frappant un dirigeant syndical, le gouvernement français qui ne parvient
pas depuis 11 mois à faire reculer le mouvement LKP contre la pwofitasyon, veut briser la mobilisation
populaire et les organisations ouvrières et démocratiques que les travailleurs, la jeunesse et le peuple
guadeloupéen ont mis à la tête de leur mobilisation ;
*Les participants à la réunion débat du 12 décembre à Paris, en présence de la délégation du LKP conduite par
Josselyn Lapitre, Gilbert Bissainte et de Jean-Philippe Ledreck (Marie Galante), de Joss Rovélas du CLKP et
d’Alex Deluge du POI, exigent du gouvernement français qu’il cesse les poursuites contre le militant syndicaliste Raymond Gauthierot et tous les dirigeants LKP.
Arrêt immédiat des procès contre les militants LKP !
Arrêt immédiat de la répression !
Nous demandons à l’Entente Internationale des Travailleurs et des Peuples, au CICR et à toutes les organisations ouvrières et démocratiques d’intervenir auprès du gouvernement français pour l’arrêt des poursuites entreprises à l’encontre du responsable syndical en la personne de R. Gauthiérot et pour que soit mis un terme à la répression antisyndicale et que soit respectée l’exercice des libertés syndicales et individuelles des travailleurs, de la jeunesse et du peuple guadeloupéen.
SIGNER LA PETITIONParis, le 12 décembre 2009
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Qualité (syndicale,
politique ou associative) Signature
Renvoyer à => Entente internationale des travailleurs et des peuples 87, rue du Faubourg-Saint-
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