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L'EN
CLUME
Lors d'une émission de la chaîne de télévision Arte intitulée "Forum des
Européens", sur le thème annoncé de "la liberté d'expression en danger",
entre 19h et 19h 45, Me Robert Badinter, invité, avait déclaré:
"Le dernier procès que j'aurai plaidé dans ma vie avant de devenir ministre,
c'est l'affaire, c'est le procès contre Faurisson. J'ai fait condamner
Faurisson pour être un faussaire de l'Histoire."
« Rendez-vous le mercredi 17 janvier 2007, à 13h30, à la XVIIe chambre, 2-4,
Boulevard du Palais à Paris, où j'assigne Robert Badinter pour diffamation.
Le procès étant civil, il est probable que seul mon avocat, Me Eric
Delcroix, pourra présenter ma défense et que je ne pourrai prendre la
parole.
En juin 1981, Robert Badinter, avocat, avait plaidé contre moi, avec
haine, à la XVIIe chambre. Le même mois, François Mitterrand l'avait nommé
ministre de la Justice. En 1986, il est devenu président du Conseil
constitutionnel. Il a siégé et peut-être siège-t-il encore au Conseil
représentatif des institutions juives de France (CRIF) et aux comités
directeurs de la LICRA, d'Amnesty International et du Fonds social juif
unifié. Richissime, il a épousé Elizabeth Bleustein-Blanchet, fille du
milliardaire Marcel Bleustein-Blanchet.
Par un message du 22 décembre 2006 accompagné du texte de l'assignation,
j'ai annoncé ce procès au rédacteur-en-chef de l'Agence France-Presse. En
voici la teneur:
Monsieur le Rédacteur-en-Chef,
Vous voudrez bien, je vous prie, trouver ci-joint le texte de l'assignation
à jour fixe que mon conseil, Me Eric Delcroix, adresse à M. Robert Badinter
aux fins de comparution de ce dernier devant le tribunal de Paris pour
diffamation publique envers un particulier.
Je saisis l'occasion que m'offre le présent courrier pour vous demander
de rectifier dans vos prochains communiqués deux erreurs que vous commettez
à mon propos.
1) Je ne suis pas un "ex-professeur". Je n'ai jamais été "radié" de
l'Université comme l'a déclaré M. Douste-Blazy. Je n'ai fait, soit à la
Sorbonne ancienne, soit à la Sorbonne nouvelle (Paris III), soit à
l'Université Lyon II l'objet d'aucune mesure disciplinaire et je n'ai même
eu à comparaître devant aucun conseil de discipline. Simplement, j'ai été, à
partir de novembre 1978, à Lyon, l'objet de tant d'agressions physiques
organisées de la part d'individus extérieurs à ladite université, qu'il a
bien fallu me trouver une voie de garage, qui m'a permis de poursuivre mes
activités de recherches sinon d'enseignement public jusqu'à l'âge de la
retraite, à 66 ans.
2) Je ne suis pas ce qu'on peut appeler un "professeur" ou "ex-professeur de
littérature". Ma spécialité n'a pas été la littérature à proprement parler
sinon au début de ma carrière. Ma vraie spécialité a été la "Critique de
textes et documents (littérature, histoire, médias)", spécialité que j'ai
créée et que j'ai enseignée aux étudiants dotés d'une licence; à l'époque,
cette spécialité (Certificat C2) a été officiellement enregistrée sous un
numéro mécanographique.
Je me permettrai enfin de vous rappeler que, si je possède l'agrégation des
lettres, aujourd'hui communément appelée agrégation des lettres classiques,
mon doctorat, lui, est de "lettres et sciences humaines"; or l'histoire est
l'une de ces sciences-là.
Ne vous méprenez pas sur le sens de ces précisions. Je ne cherche
nullement à étaler des titres. Je sais ce que valent les peaux d'âne et
qu'il n'est pire âne qu'un âne bâté. Ce qui me préoccupe, c'est le DOMMAGE
que me causent certaines méprises sur le compte de ma personne, de ma
carrière ou de mes titres.
Bien à vous.
Robert FAURISSON (04 70 32 38 96), le 22 décembre 2006, 17:29
http://plumenclume.net/textes/2006/faurisson122006.html