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ENTRE LA PLUME ET L'ENCLUME

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Actualité judiciaire avril 2007


1. Thierry Badjeck contre ADP ; 2. Raphaël Schoemann, nouveaux exploits ; 3. Badinter R. contre Faurisson R.; 4. Carlos a gagné.

1. Thierry Badjeck contre ADP


Aux Aéroports de Paris, une bataille se mène en ce moment, qui n’est pas sans rapport avec la liberté d’expression, pour autant que celle-ci « n’implique pas la licence de mentir et de falsifier » (voir le point 3 ci-dessous). On verra qu’une fois de plus, le point de vue sioniste et raciste est brandi par une puissante entreprise afin de dénier le droit au travail de certains, et pour le moment, ni syndicats, ni organes officiels de l’antiracisme ne bougent, tétanisés de toute évidence par le chantage à l’antisémitisme, lancé par l’avocat de l’entreprise.

« Pour que la négritude ne condamne pas à une justice d’exception ».

Un agent de maîtrise bourré de diplômes, dont la famille est à Vendôme d’un côté, au Cameroun de l’autre, s’est vu refuser une promotion au rang des cadres, au simple motif que sa couleur ne serait pas décorative. Il en fait toute une histoire. Trois employés, qui tombent sur le scandale par hasard, et qui n’ont visiblement que du sang hexagonal dans les veines, sans antécédents spécialement militants, se retrouvent licenciés avec lui pour cause de solidarité. Et vlan !
Aux Prud’hommes, l’avocat d’ADP ne trouve rien de mieux à faire que d’invoquer des réflexions anciennes de Thierry Badjeck, qui s’était exprimé sur l’histoire de la déportation transatlantique des Africains et l’esclavage industriel sur lequel s’est construite la prospérité occidentale. Et il enchaîne sur la Tribu K (l’épouvantail de service), et il en vient à invoquer Finkelkraut A. ! Comme le commente Badjeck T., on va bientôt découvrir que le génocide au Darfour, c’est lui, que le réchauffement climatique c’est lui, etc etc etc. Pour le moment, voilà où on en est :

« ‘Le monde entier est notre invité’ Les nègres ne semblent pas appartenir au monde que décrit le slogan abusif d’Aéroports de Paris. Cette Grande Entreprise qui se pare de toutes les vertus, n’avait alors pas hésité à fouiller dans la vie privée de Thierry BADJECK pour tenter de le discréditer moralement. Ainsi, à l’audience de référé, sur les 4 licenciés, la moitié de la centaine de pièces à l’appui de sa plaidoirie concernait le seul BADJECK, et en particulier des écrits publics de l’intéressé, absolument étrangers au litige. Preuve s’il en est des moyens nauséeux qu’elle est prête à mobiliser et de l’obsession raciale qui la traverse, Aéroports de Paris a pernicieusement sélectionné parmi la somme de ses interventions, celles relatives à la place de la Traite Atlantique et de l’Esclavage dans notre mémoire. Quel rapport avec le droit de retrait et la discrimination invoqués ? Si ce n’est celui d’une conscience historique infâme, la nôtre, qui dénie encore à tout noir l’autorité sur son histoire, plus qu’à son corps, son esprit. Le Conseil de Prud’hommes n’a pas cru devoir accorder à Thierry BADJECK ce qui est accordé de droit à tout justiciable, à savoir la mise à l’écart de pièces étrangères au litige.

Toujours est-il que, encouragée par tant de bonnes dispositions accordées par une juridiction, Aéroports de Paris récidive et ne recule devant aucune audace en prévision de l’audience au fond du jeudi 12 avril. Pour soutenir qu’elle a sanctionné par des licenciements un exercice abusif du droit de retrait, la société verse, cette fois-ci, une synthèse sur le mouvement noir de France, sur la Tribu Ka, sur les mouvements Kémites de France sur les site Internet marqués dans cet environnement que seule une ethnose, pour laquelle la médecine est incompétente, parvient à classer «ethnique». Les médias continueront à se faire complices de cette abjection en rangeant le scandale sous embargo. Que vaut donc un nègre, cette part résiduelle de l’humanité pour que le devoir d’informer s’encombre de déontologie ? Paris ouverts sur l’issue des débats et le droit reconnu aux parties d’une stricte séparation entre la sphère professionnelle et la vie privée reconnue à tous par la loi et la jurisprudence… A condition de ne pas être nègre ?

Des associations se prévalent de lutter contre le racisme en France, d’autres de représenter les droits bafoués, c’est peu dire, de certaines minorités. Devant ce flagrant délit de racisme, elles sont étonnamment silencieuses. Elles sont officiellement requises ici, pour avoir à se déterminer dans une affaire où, Aéroports de Paris, s’étant rendu coupable de faux en écriture et en a fait usage à l’effet de discriminer, a bafoué des lois d’ordre public absolu, et face auxquelles le PDG, Monsieur Pierre GRAFF se déconsidère en reprenant à son compte la thèse fallacieuse de son management visant à dissimuler ce fait raciste ; a procédé pour étouffer cette affaire au licenciement de 3 témoins blancs, extré-Kémites eux-aussi ? Mais bien sûr ! ; a bénéficié de toutes les complicités syndicales et administratives ; de toutes les connivences médiatiques pour passer ce scandale sous silence alors que, pendant ce temps-là, pour justifier l’absence de perspective politique d’une société toute entière et la répression pour y tenir lieu, on jette quotidiennement des nègres en pâture politique… Aéroports de Paris prétend, au surplus, se prévaloir d’une morale que tout lui interdit, et notamment sa disqualification manifeste à travers le racisme évoqué ».
http://www.afrikara.com/index.php?page=contenu&art=1711&PHPSESSID=26454a6bf6b0f83774fc2a1c30f81187

Les 4 sont en train de réveiller la France de son ethnose actuelle, la maladie génétique et mortelle de pays comme les USA et l’Israël , que les médias veulent nous inoculer. Pour le respect du droit pour tous, nous transmettons les recommandations de ARMADA (Agir pour les Reparations Maintenant pour les Africains et Descendants d’Africains) :
"Nous vous demandons instamment, à compter de ce jour où se tient ce Conseil de Prud'hommes (le 12 avril, l’audience s’est terminée sur un renvoi) et jusqu'à la résolution définitive et juste de cette grave affaire de racisme et de licenciement d'interpeller les membres de la direction d'Aéroports de Paris (ADP) massivement et journellement par mail.

pierre.graff@adp.fr PDG ADP
gonzalve.decordoue@adp.fr DRH ADP
fabienne.choquet@adp.fr Chef de service INAAR
pierre-michel.delpeuch@adp.fr - Directeur d’INA
francois.rubichon@adp.fr Directeur Délégué

Affaire des« 4 Contre ADP » "Les hommes naissent libres et égaux en droits !"

Rappel, l’'affaire ==> Devant ce cas concret de racisme tant abject qu’ordinaire, la caste des imposteurs publics est étonnamment silencieuse. Curieux ? Plutôt normal. Voici le système tel qu’en lui-même. Un puissant est pris en flagrant délit et des collusions le couvrent. Alors que les médias, de coutume donneurs de leçons, se pâment devant la puissance financière d’Aéroports de Paris et de ses réseaux, taisant d’un silence complice ce cas de racisme emblématique de notre réalité sociale ; alors que les hommes politiques, tout comme leurs partis, à gauche comme à droite, scandent l’ethnose en guise de programme politique ; alors que les syndicats s’évertuent à la connivence avec ceux qu’ils feignent de combattre… 4 citoyens résistent. Ils font face au système, avec l’appui d’autres citoyens épris de liberté, et qui refusent de se laisser représenter ou corrompre par des aventuriers œuvrant pour le profit contre le genre humain. Les 4 contre Aéroports de Paris ont décidé de se battre. Grâce à vous ils iront jusqu’au bout de leur liberté, la nôtre. Pour soutenir leur lutte, une marque, sentinelle™ a été spécialement conçue et déposée. Le Comité de Soutien des « 4Contre ADP » vous propose de bénéficier d’une promotion de lancement sur la 1ère diffusion de ses Street-Shirts (cf. informations ci-dessous).

PS. Pour plus d’information sur l’affaire, nous vous invitons à consulter les quelques liens qui suivent :
- JT20H -19.01.2007 de Claire Chazal Tf1
- Africamaat - 05.03.2007 Un Noir et trois de ses collègues blancs solidaires
- Afrikara - 16.11.2006 "Suite de l'affaire Badjeck"
- L'Humanité - 10.07.2006 "Une histoire banale..."

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Contact ==>
Pôle coordination : Diane 06 18 00 34 13 /daperano@réseau-louverture.com

2. L’AFFAIRE SCHOEMANN continue


Cet individu se vante dans Actualité juive, du 22 mars 2007, d’avoir fait condamner injustement un militant de la cause palestinienne ; effectivement, le professionnalisme para-policier de cet obsédé se confirme !
Un nouveau commentaire de son procès en appel, en janvier 2007 :
Et pour 400 euros de plus...
Par Gilles Munier
Raphaël Schoemann, le fanatique qui m’a menacé de mort en juillet 2003, ainsi que douze personnes connues pour leur soutien au peuple palestinien (1), avait été condamné le 11 mai 2006 à 10 mois de prison avec sursis, et à payer à ses victimes la somme ridicule de... 1 euro de dommages et intérêts, plus 1000 euros à quatre avocats.
L’instruction ayant été bâclée, et les miliciens du Bétar et de la Ligue de Défense Juive jouissant en France - de facto - d’un statut particulier les mettant au dessus des lois, je ne m’attendais pas à ce que Schoemann soit vraiment sanctionné. En revanche, je pensais qu’il écoperait, pour la forme, de quelques mois de prison ferme pour « détention d’armes non déclarées » : la police avait en effet découvert à son domicile une cache d’armes de guerre, des caisses de munitions, un réducteur de son et une lunette de visée laser de nuit. Je me faisais des illusions.
L’incroyable et scandaleuse mansuétude de la Justice française
En France, comme jadis les Européens dans l’Empire Ottoman, des « capitulations » protègent les partisans d’Israël, du moins ceux qui changent d’allégeance en fonction des délits qu’ils commettent. On a l’impression qu’ils ne peuvent être jugés que par les lois du pays dont ils se réclament. Autant dire : jamais.
La loi française ne permettant pas de remettre en cause une décision pénale, nous avons été cinq à faire appel sur le plan civil et à solliciter « une appréciation plus juste du préjudice causé » (2). Là encore, nous nous faisions des illusions. Le 14 février, la Cour d’appel de Paris a condamné Raphaël Schoemann à verser à chacun de nous 500 euros et 800 à nos avocats !
« Service après vente du 3ème Reich ! »
Au cours du procès qui s’est déroulé le 17 janvier 2007, il était arrogant, comme sûr de son impunité. Il n’a présenté aucune excuse, ni dit qu’il ne recommencera pas. Pour sa défense, il nous a simplement désignés comme étant « le cœur du mouvement négationniste français... le service après vente du 3ème Reich... » !
Il n’a pas nié s’être rendu au domicile de Maria Poumier, une de ses victimes, accompagné d’un complice apparemment muni d’une carte de police, comme pour reconnaître les lieux.
Il n’a pas nié, non plus, m’avoir adressé - malgré sa mise en examen - un courriel inspiré d’un article paru dans une revue d’extrême droite, pour me rappeler qu’il existe des milices juives, intouchables, qui sont à l’origine de : « mort d’hommes, blessures suivies de coma profond, infirmités à vie, séquelles graves, actes de barbarie, yeux crevés, tabassage, vitriolage..., en la présence des policiers ou de gardes refusant d’intervenir, nombreuses hospitalisations, nombreux guet-apens... ». Autrement dit : « Voilà ce qui peut t’arriver... et à bon entendeur, salut ! ».
Ginette Hess-Skandrani, 68 ans, a relaté aux juges l’agression dont elle a été victime à son domicile le 25 octobre dernier, et dit qu’elle a peut être un lien avec l’affaire Schoemann. Deux jeunes miliciens juifs ont pénétré chez elle et l’ont rouée de coups de casques en lui criant : « Tu sais pourquoi nous sommes venu ». Elle a été transportée d’urgence à l’hôpital. Un des agresseurs est connu de la police qui enquête. Espérons que son procès aura lieu un jour, et sous de meilleurs auspices que le nôtre !
Pot de terre contre pot de fer
Ulcérée par le verdict de la Cour d’appel, Ginette Hess-Skandrani a décidé de se pourvoir en cassation. Moi, je laisse tomber. En portant plainte, nous avons prouvé une nouvelle fois l’incroyable et scandaleuse mansuétude des tribunaux républicains pour les nervis pro israéliens. Arrivés comme victimes, nous nous sommes quasiment retrouvés en position de coupables et notre procès s’est transformé en bataille de pot de terre contre pot de fer.
Comme je l’ai dit aux juges de la Cour d’appel : « L’impunité dont jouissent en France les extrémistes juifs les rend de plus en plus violents. Elle favorise l’antisémitisme et risque de pousser un jour leurs victimes excédées à se faire justice elles mêmes ».
15 février 2007
P.S.
(1) Eyal Sivan, Isabelle Coutant-Peyre, Ginette Hess-Skandrani, Maria Poumier, Lucien Bitterlin, Monique Chemiller-Gendreau, Alain Lipietz, Gilles Munier, José Bové, Annie Coussemant, Mondher Sfar, Jean-Claude Willem.
(2) Isabelle Coutant-Peyre, Gilles Munier, Maria Poumier, Ginette Skandrani et Mondher Sfar.

3. Faurisson R. contre Badinter R. : autre symptôme d’ethnose avancée.

L’ethnose officielle prétend abattre sous l’invective « antisémite » quiconque prétend faire respecter son droit, son honneur, et l’exactitude dans l’emploi des termes par un homme public, en public. On le savait déjà, mais un nouveau palier vient d’être franchi. La question n’est plus de limiter par une décision de justice les dégâts d’une éventuelle diffamation, l’objet de la plainte de Faurisson contre Badinter (Faurisson avait eu la naïveté de lancer une action dans laquelle la question des chambres à gaz était apparemment hors sujet. Mais les choses ne se sont pas passées selon les règles judiciaires. Ses adversaires ont sauté sur l’occasion pour tenter de mettre un terme à l’autorité de la chose jugée et de la jurisprudence, d’en finir avec le pouvoir judiciaire, de remplacer tout cela par du neuf, du fonctionnel au service du pouvoir tout court). L’accusé Badinter a fait venir des caméras et des parleurs cotés par l’industrie de la culture : du barreau de Paris, maître Leclerc H., maître Jouanneau B., maître Rasle M., maître Lévy, maître Korman, maître Rappaport ; leurs compères aux cuisines, maître Daennincks D., maître Wieworka A., maître Igounet V., maître Fresco N., maître Panczer, maître Rousso H. ; enfin le maître des cérémonies, le proc ad-hoc Cordier F. a lui aussi fort bien joué sa partition, celle de la raison d’Etat.

L’idée est de se servir des heures filmées, et de s’en servir plus tard, jusqu’à plus soif, à coup de morceaux choisis, dans les médias principalement VISUELS, ceux qui touchent les gens qui ne lisent pas, et qu’on imagine donc formatables à merci. Le verdict du jugement, quel qu’il soit, ne devrait avoir aucune importance, Badinter R. ne perdra rien de son statut axiomatique, raide et entouré des gardiens de l’orthodoxie, ses avocats prestigieux, tandis que Faurisson aura, un tout petit peu plus qu’avant, TOUT FAUX, comme son nom l’indique. A moins que…

Le problème, c’est que nous avons vu, comme une taupe aveugle sous la terre, ce qui se préparait : avant même l’audience, la condamnation du plaignant était annoncée !!! TF1 le 2 avril, l’AFP le 1er avril, alors que le jugement sera rendu le 21 mai prochain. Comme ce n’est pas la première fois que la presse est prise la main dans le sac, le sens de la manoeuvre devient excessivement voyant. Pour que l’histoire n’ait pas lieu, les médias doivent se substituer d’avance aux tribunaux. Vergès avait lancé la concurrence entre les juges et les médias. Maintenant il s’agit d’anéantir le pouvoir des tribunaux : ils deviennent simples distributeurs de contraventions, avec amendes majorées chaque fois que c’est possible. Pour le reste, l’honneur des individus et la réponse aux attentes des innocents qui constituent la société, sont livrés aux médias. Et ceux-ci sont appelés à se constituer en « experts, historiens et public » suffisants, dans le cas des « antisémites », sans le moindre débat contradictoire comme c’est l’usage dans un tribunal.
Comme l’écrit Pierre Guillaume : « Ce n’est pas simplement Faurisson qui est visé. C’est un véritable coup d’État judiciaire que tentent les défendeurs transformés en justiciers. Ce sont, plus encore que Faurisson, les rédacteurs du jugement du 8 juillet 81 et de l’arrêt du 26 avril 1983, qui sont visés [qui spécifiaient que Faurisson n’était pas condamné pour falsification de l’histoire, car « la valeur des conclusions défendues par M. Faurisson relève de la seule appréciation des experts, des historiens et du public ]. C’est eux que le tribunal aurait dû appeler à la barre comme témoins. Les médiats s’érigent en cour suprême, juridiction définitive, bien au dessus de la Cour de cassation, et Robert Badinter veut ériger sa passion privée (respectable) en dogme public (totalitaire). Sont indirectement visés tous les magistrats honnêtes qui, en de multiples occasions, ont relaxés des révisionnistes dans des jugements et des arrêts motivés, que les médiats ont systématiquement passés sous silence. C’est la Cour de cassation elle-même, et les nombreuses décisions en faveur de révisionnistes persécutés au delà des normes légales, qui est elle-même visée ! »

Conclusion rafraîchissante de Pierre Guillaume : « Mais au fait, la liberté d’expression, que la Vieille Taupe réclame, pour elle et pour ses ennemis, qu’est ce que cela veut dire ? Cela veut dire d’abord la liberté de dire ce que l’on pense être vrai. Mais cela n’exonère pas de la responsabilité de ce que l’on écrit. Cela n’abolit pas les articles 1382 et 1383 du code civil, comme l’a, à juste titre, rappelé le jugement du 8 juillet 1981, rendu sous la présidence du président Caratini et rédigé par le premier vice-président Pierre Drai. Même si je juge abusive l’usage qui en a été fait en l’espèce. La liberté d’expression ne signifie pas le droit de dire n’importe quoi. Cela n’implique pas la licence de mentir et de falsifier »

4. Carlos, une bonne nouvelle :

PARIS, 28 mars 2007 (AFP)

Le terroriste Ilitch Ramirez Sanchez, alias Carlos, qui était poursuivi pour apologie d'actes de terrorisme dans une interview à la chaîne M6, a été
relaxé mercredi par la cour d'appel de Paris. En première instance, le 4 avril 2006, Carlos avait été condamné par le tribunal correctionnel à 5.000 euros d'amende.

L'accusation reprochait à Illitch Ramirez Sanchez, 56 ans, d'avoir tenu des propos délictueux lors d'un entretien accordé au téléphone à la chaîne de
télévision M6, dont de larges extraits avaient été diffusés le 7 mars 2004. Le Vénézuélien, qui purge une peine de réclusion à vie pour le meurtre de
deux policiers français, avait jugé dans cette interview qu'il était rare de trouver des victimes innocentes d'actes terroristes. Il avait aussi semblé
se féliciter des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, en disant "Le grand Satan, il l'a dans le cul".

Le terroriste avait également affirmé à propos de ses actes passés : "Je ne vais pas dire que j'étais la main de Dieu, dans certains cas, non, mais dans
la guerre licite, on est autorisé à prendre la vie si nécessaire". Alors que le tribunal avait condamné ces propos, la 11e chambre de la cour a
estimé qu'elle ne disposait pas des éléments nécessaires pour le faire.

"Sept à huit minutes seulement sur les 85 minutes de conversation ont été diffusées, sans intervention préalable du prévenu", constate la cour qui
estime ne pas disposer de "l'intégralité des enregistrements".

"Au vu de ces constatations, la cour ne trouve pas dans les éléments matériels dont elle dispose que la portée et la signification du propos
poursuivi soient ceux que la prévention leur prête et qu'ils soient dès lors, constitutifs d'une apologie d'actes de terrorisme".

elr/sst/mic

AFP 2817

 


http://plumenclume.net/textes/2007/actuel180407.html

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