E

ENTRE LA PLUME ET L'ENCLUME

E




Chaud pour les révisos en mai

 

A Paris, c'est l'innocent qui doit payer pour le coupable.

le 21 mai 2007, à 17h, la sentence a été rendue : Robert Badinter a diffamé Robert Faurisson, mais… de bonne foi ! En toute logique de soumission aux gens bien en cour, la cour en conclut que R. Faurisson est condamné à verser 5 000 € d'indemnités à R. Badinter et à payer les dépens du procès.

Rappel : en novembre 2006, sur la chaîne Arte, Robert Badinter avait déclaré qu'en1981, il avait fait condamner Robert Faurisson « pour être un faussaire de l'histoire ».

Poursuivi pour diffamation, R. Badinter a plaidé la véracité de son assertion et, subsidiairement, l'erreur commise de bonne foi. Afin de prouver l'assertion, son avocat, M e Bernard Jouanneau, a obtenu la comparution de huit personnes censées fournir la preuve que R. Faurisson était un faussaire et, pour mieux souligner l'importance de ces huit témoignages, il a obtenu l'enregistrement filmé du procès au bénéfice des archives historiques de la Justice.

Présidé par Nicolas Bonnal, le tribunal vient de prononcer, ce 21 mai, que R. Badinter a effectivement diffamé R. Faurisson, mais de bonne foi. Il ajoute que l'offre de preuve, constituée de documents et de huit témoignages sous serment, est recevable mais non pertinente ; il veut dire par là que cette offre de preuve a été faite sous la forme et dans les délais prescrits mais qu'elle ne contient pas la preuve de l'assertion.

R. Faurisson est condamné à verser 5 000 € d'indemnités à R. Badinter et à payer les dépens du procès.

 

NB : Le communiqué de l'AFP (21.05.07 / 15h13) est entaché d'erreurs et d'omissions. En particulier, il ne souffle mot de la diffamation « de bonne foi » et de l'offre de preuve recevable mais non pertinente.

A Teramo, un procès se prépare peut-être contre le professeur Claude Moffa, coupable d'avoir invité le même Faurisson à s'exprimer dans son cours à l'université. Tous les détails ici ....

A Lyon, le révisionniste français Georges Theil, ancien cadre dirigeant d¹une grande entreprise nationale et conseiller régional de Rhône-Alpes de 1998 à 2004, avait dit des choses interdites sur un plateau de télévision ; il avait pour cela été condamné en appel à six mois de prison ferme, 10.000 euros d¹amende pénale et 4.500 euros de dommages à payer à chacune des 9 associations mémorielles parties civiles, ainsi qu'à l¹insertion obligatoire du jugement dans deux journaux pour un coût estimé à plus de 8.000 euros. Dans cette dernière affaire, on fera 2 remarques importantes:

- le directeur de la chaîne de télévision qui avait diffusé les propos de G. Theil ne fut même pas poursuivi, alors qu'il aurait normalement dû être considéré comme auteur principal du délit et G. Theil seulement comme complice;

- lors de l¹audience d¹appel à la cour de Lyon, il fut impossible de retrouver et de visionner l¹enregistrement incriminé, pourtant conservé sous scellés au greffe!

Le recours en cassation déposé pour ce dernier arrêt de la cour de Lyon VIENT D'ETRE REJETE. Les six mois de prison ferme et les amendes pénales sont donc pendants.

 

(Georges Theil attend encore le résultat d'un autre procès, à Bordeaux, pour avoir publié une modeste brochure intitulée « Un cas d'insoumission » de 113 pages, aux éditions Samizdat ; la cour de Limoges en voulait aussi 6 mois de prison fermes, plus 30. 000 euros d'amende, + 12 000 euros de dommages ; puis le jugement de Limoges a été cassé, mais renvoyé à Bordeaux quand même).

 

A Varsovie, l'écrivain et historien britannique David Irving (qui, rappelons-le, a purgé 13 mois de détention en Autriche pour des propos révisionnistes tenus 17 ans plus tôt) avait été expulsé vendredi 18 mai de la foire internationale du livre de Varsovie (Pologne): le troisième jour de l'exposition, en effet, Grzegorz Guzowski, président de la société Ars Polona et organisateur de l¹exposition, l'avait prié de quitter les lieux immédiatement et avait fait annuler la conférence qu'il devait faire le soir même. Mais le 31 mai l'historien annonçait qu'il allait confier à des avocats de Varsovie la mission de poursuivre la société Ars Polona pour rupture de contract. M. Guzowski a fait savoir qu'il avait agi ainsi parce qu'il avait été l'objet de pressions. D. Irving, de son côté, a rétorqué que ni lui ni aucun de ses livres exposés n'avait enfreint la moindre loi et qu'il détenait un contrat parfaitement en règle avec la société.

http://www.fpp.co.uk/online/07/05/Ars_Polona_release.html

 

A Genève, le conseiller Christoph Blocher avait préconisé le vote d'une loi dite "antiraciste" qui avait permis de condamner de nombreux révisionnistes, Robert Faurisso, Jurgen Graf, René-Louis Berclaz, Arthur Vogt (+), G. A. Amaudruz (octogénaire et emprionné), mais n'avait pas tardé à s'en mordre les doigts. Il semble vouloir aujourd'hui réparer son rreur :

 

 

Christoph Blocher veut abolir ou affaiblir la norme pénale antiraciste. Le conseiller fédéral a présenté plusieurs variantes mises au point par 'Office fédéral de la Justice (OFJ) en vue d'une éventuelle modification de loi. Ls propositions de l'OFJ vont de restrictions et affaiblissements jusqu'à une suppression pure et simple de cette norme pénale. Arguments favorables et contraires sont passés en revue dans son rapport de 20 pages. Outre une suppression complète, les services du ministre de la justice proposent soit une suppression de la négation des génocides en tant qu'élément punissable ou une concrétisation dans la loi de la notion de génocide. Cette notion se limiterait alors à certains génocides et crimes contre l'humanité. (SDA-ATS News Service)

 

 


http://www.plumenclume.net/textes/2007/chaudrevisos040607.html

Page d'accueil - Actualité judiciaire -

Nous écrire: plumenclume@plumenclume.net