ENTRE LA PLUME ET l'ENCLUMEEdfqkljljmj

Un génocide programmé: celui des Palestiniens

http://www.aredam.net/un-genocide-programme-celui-des-palestiniens.html

Ceci est un livret imprimé sur papier, qui est rendu public aussi sur Internet. Sa diffusion est libre.

Ce livret a été élaboré par le "Comité sur le Génocide en Palestine", Comité dont l'unique objet est la reconnaissance publique du génocide de Palestine, cette reconnaissance publique étant un moyen d'assurer la survie du peuple de Palestine.

Sommaire de cette page Internet :

1 - Présentation du livret et de son auteur principal Ginette Hess Skandrani, par le Comité sur le génocide en Palestine.

2 - Exposé de Ginette Hess Skandrani sur le Génocide en Palestine.

Annexe :

1 - Article 211-1 du code pénal français, relatif au crime de génocide.

2 - Convention du 9 décembre 1948, de l'ONU, pour la prévention et la répression du génocide.

3 - Résolution 3379 de l'ONU (10 novembre 1975)
Assimilation du Sionisme au racisme . Thèse ONU du 10.11.1975 au 16.12.1991

4 – Comité sur le génocide en Palestine :
Objet du Comité, et contacts.

5 - Carte de situation du Proche-Orient.

6 - Exposé historique sur la résistance des Palestiniens par Ginette Hess Skandrani (ce texte a été écrit en 2000).

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1 - Présentation du livret et de son auteur,
par le Comité sur le génocide en Palestine.

Ce qui suit est un petit livret monstrueux, car ce qu'il contient est insupportable à lire. Ce livret décrit un génocide en cours, qui a commencé en 1948, et qui se poursuit depuis à chaque instant.

Ginette Hess Skandrani, l'auteur de ce livret, a passé la majeure partie de sa vie à défendre les peuples colonisés, dont le peuple de Palestine. Elle a séjourné en Palestine dans les camps, fréquenté des Palestiniens, et a été en relation avec des organisations de ce peuple. Elle n'a jamais renoncé à lutter aux côtés des Palestiniens, et n'a jamais accepté de se compromettre avec leurs bourreaux. C'est ce qu'on lui reproche, et c'est pourquoi on la fait passer pour une antisémite, alors qu'elle est d'origine tzigano-juive, et pour quasiment une nazie, alors que beaucoup de membres de sa famille lointaine, ont été déportés dans des camps de concentration nazis.

L'auteur, malgré son âge, et de multiples persécutions dont dernièrement une agression physique par quatre « sbires » sionistes à son domicile, ne faiblit pas. C'est le genre de personne rare qui jusqu'au bout restera à faire face à ce qui est l'une des pires monstruosités que la violence humaine ait engendré.

Les pages qui suivent sont issues de l'expérience intime de l'auteur. Cette expérience est irremplaçable, et son témoignage devait être transcrit sur le papier, afin d'ouvrir les yeux aux lecteurs.

Il n'y a pas de mots pour qualifier ce qui se passe en Palestine, hormis peut-être celui d'abomination.
Ce document est une tentative, et sans doute l'une des plus sincères et authentiques, pour restituer cette réalité.

Les mots de droit, qui décrivent juridiquement ce qu'est un génocide, tels ceux de la Convention de l'ONU de 1948 pour la prévention et la répression du crime de génocide, et ceux de l'article 211-1 du code pénal français relatif à la répression du crime de génocide, suivent ce texte et le complètent.

C'est à chacun de juger si ces textes de droit s'appliquent bien à ce que l'auteur décrit.

2 - UN GENOCIDE PROGRAMME : CELUI DES PALESTINIENS.

Par Ginette Hess Skandrani

Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas !


En Palestine occupée, on peut observer depuis un demi-siècle les formes modernes d'un génocide commis tranquillement, avec un aplomb hallucinant, au vu et au su de tout le monde : massacres par bombardement de populations civiles, enfants tués ou estropiés par des snipers, démolition de maisons, rationnement de l'eau, empoisonnement des puits, des animaux, des cultures, diffusion de gaz toxiques, empêchement d'accéder aux soins et à l'école, destruction des écoles et des universités, entraves aux accouchements, avortements provoqués par empoisonnements par des gaz, irradiation des populations dans certains check points, assassinat des élites intellectuelle, religieuse, scientifique et politique, puits bouchés, oliviers arrachés, destruction de la vie culturelle, sociale et économique, commerces, usines, ateliers et champs démolis, villages et bourgs rasés jusqu'aux fondations, déportations de masse organisées par la terreur des massacres et par l'épuisement, production d'électricité détruite, destruction des infrastructures sanitaires, égouts et tuyaux d'écoulement d'eaux détruits, ambulances, cliniques et hôpitaux détruits, médecins et infirmières assassinés, stress continuel par drones volant la nuit, avions passant le mur du son tous les jours, tortures, disparitions, kidnappings, punitions et persécutions collectives, couvre-feu permanent, chantage, famine organisée par l'occupant. Plus de la moitié des palestiniens souffre de malnutrition et de sous-alimentation chronique grave entraînant chez plus du tiers des enfants des invalidités et des déficiences définitives à vie. Plus de dix mille prisonniers croupissent dans les prisons sionistes, dont de nombreuses femmes et beaucoup d'enfants. L'usage de la torture est constant, et se déroule sous le contrôle de médecins israéliens.

* GAZA N'EST PAS LIBEREE SON EMPRISONNEMENT S'EST JUSTE RAFFINE.

La bande de Gaza que l'on nous présente comme territoire libéré est un tout petit territoire d'une longueur de 40 km sur 10 de large, soit 380 km2. Sur ce petit bout de terre, semi-aride, coincé entre l'Egypte et Israël s'entassent 1,4 million de personnes, l'une des plus fortes concentrations humaines au monde.

Depuis que le Hamas, classé par Israël comme « organisation terroriste », est arrivé au pouvoir lors des élections libres et démocratiques du 25 janvier 2006, toute la Palestine est soumise à un boycott international de la part de l'Union européenne et des Etats-Unis. Depuis la formation du gouvernement, fin mars, l'aide internationale a cessé et l'étroite bande de terre est devenue, plus que jamais, une prison à ciel ouvert, entièrement coupée du monde puisque les frontières terrestres, maritimes et aériennes sont totalement contrôlées par l'Etat juif qui, en plus, a décidé de ne pas reverser le produit des taxes prélevées sur les Palestiniens à l'Autorité « autonome ». Près de 420 millions de dollars sont dus à ce jour.

Un malheur n'arrivant jamais seul, depuis le 25 juin 2006, date à laquelle un commando d'activistes palestiniens a enlevé le caporal israélien Gilad Shalit à la lisière sud-est de la bande de Gaza, l'Etat juif a mené une multitude d'incursions, de bombardements et d'assassinats « ciblés », causant la mort d'au moins 230 personnes dont, selon le centre des droits de l'homme Al-Mezan, 39 enfants et cela continue... Pour un otage israélien, alors que l'Etat juif en détient plus de onze mille, ils massacrent, détruisent, affament tous les Gazaouis.

L'unique centrale électrique, qui fournissait 60 % des besoins en électricité de la bande de Gaza, a été bombardée et détruite le 28 juin 2006. Les 40 % restants sont fournis par Israël, qui continue ainsi d'empocher des revenus et contraint les Palestiniens à une rotation de l'approvisionnement, quartier par quartier, toutes les huit heures.

Du passage de Karni dépend la survie de la bande de Gaza. A travers ses vingt-sept portes passe l'oxygène qui permet aux Palestiniens de ne pas mourir asphyxiés. Mais les robinets sont entre les mains des Israéliens. « Ils voient tout, commandent tout, et nous, nous exécutons selon leur bon vouloir, sans jamais les voir », explique le directeur du point de passage. Tout se passe de part et d'autre d'un haut mur percé de portes et de guichets surveillés par des caméras. Les camions circulent dans un no man's land, une zone tampon créée pour éviter les attaques. Alentour, tout a été rasé, les arbres arrachés, les hangars détruits et le terrain nivelé pour voir de loin. Une profonde tranchée a été creusée par crainte d'éventuels tunnels.

Dans le bâtiment de l'administration palestinienne, il n'y a plus ni électricité, ni eau, ni téléphone. Les chars israéliens ont tout ravagé. Tous les prétextes sécuritaires sont bons pour fermer. Les exportations sont très difficiles et des centaines de tonnes de produits agricoles palestiniens pourrissent souvent sur place, alors que les produits israéliens sont avantagés. Il est également très difficile d'échanger des marchandises avec la Cisjordanie, l'autre partie des territoires. A Karni, l'attente est souvent interminable, ce qui renchérit le coût des produits. John Ging, directeur de l'UNRWA (Organisation des Nations Unies pour les réfugiés), explique que les seuls frais de retard pour la circulation des conteneurs ont coûté 1 million de dollars à l'ONU, empochés par des sociétés israéliennes.

LA CISJORDANIE TRONCONNEE.

L'office de coordination de l'ONU pour les affaires humanitaires (OCHA) vient de publier un rapport qui illustre, faits à l'appui, que l'emprise d'Israël sur la Cisjordanie est telle, que la création d'un Etat viable et continu n'est plus qu'une fiction. En effet, par ce que la Cisjordanie est occupée par des colons, par l'armée ou encore décrétée en partie « réserves naturelles », 45,47 % des 5 600 km2 sont soit interdits d'accès, soit soumis à un régime de permis pour les Palestiniens. Le reste du territoire, dont les principaux centres comme Naplouse et Jéricho, est divisé et coupé en secteurs isolés. Le déplacement entre eux est limité par 450 barrages routiers et 70 check points contrôlés par des soldats armés. Vous pouvez vous imaginer le casse-tête.
Selon le rapport, le taux de croissance démographique des colonies israéliennes est de 5,5 % par an, « soit l'équivalent de deux bus entiers qui, chaque jour, s'ajoutent aux 450 000 personnes déjà installées, c'est-à-dire trois fois la croissance de population naturelle de l'Etat juif ». Les chances d'une inversion de tendance ou d'un démantèlement des implantations apparaissent illusoires. En cela le rapport de l'OCHA est on ne peut plus instructif. Il révèle tous les détails de la façon dont l'Etat juif fait main basse sur la Cisjordanie, la tronçonnant en une quinzaine de cantons desquels il est pratiquement impossible de sortir pour les 2,5 millions d'habitants qui vivent sur ce territoire. « La réalité s'oriente dans une direction qui va rendre la vie des Palestiniens plus difficile et ne va pas leur permettre d'atteindre ce à quoi ils aspirent », conclut ce rapport.

* LES COLONIES DE PEUPLEMENT ET L'ARROGANCE DES COLONS.

Les colonies de peuplement fermées à Gaza, ne continuent pas moins à se développer et à prospérer en Cisjordanie, englobant entièrement Jérusalem et isolant les familles les unes des autres.
Construites souvent en hauteur, surplombant les villages elles accaparent l'eau à leur profit. Nous avons vu des pelouses arrosées à jet continu alors que quelques mètres plus bas les Palestiniens ont du mal à se désaltérer. Les routes de contournement construites afin de relier les colonies entre elles, coupent villages et champs de cultures en deux et compliquent sérieusement la vie des populations autochtones dans leur vie quotidienne. Nous avons vu des Palestiniennes faire un détour de trois km pour acheter le pain dans une boulangerie qui se trouve sur le trottoir en face, dans la rue coupée en deux.

Les Territoires palestiniens comptent 161 colonies juives et 96 implantations « sauvages ». Des barrages interdisent l'accès des Palestiniens aux routes qui desservent les colonies. Celles-ci se sont transformées en des corridors, réservés aux colons et reliant les implantations au territoire israélien.
« Les Palestiniens sont désormais obligés de se déplacer d'une enclave à l'autre en utilisant un réseau de barrages militaires, de routes et de tunnels qui leur sont réservés », relève le document. Les autorités israéliennes peuvent fermer ces points d'accès à volonté.
Si l'on additionne les zones militaires israélienne