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ENTRE LA PLUME ET L'ENCLUME

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Négrophobie

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Témoignage de

Spartakus R. : COINTELPRO UK

   

Collection Manifestes
Paris, 2006  
 
©: Collectif de la Marche du 22 mai 2005
Association Entre la Plume et l'Enclume  
Dans la même Collection  :
1- Manifeste ‘Judéo-Nazi' d'Ariel Sharon
2- Les juifs résistent au sionisme
3- Nèg'marrons d'hier etd'aujourd'hui
5- Pour l'éradication du sionisme
Pour toute commande des brochures de la collection Manifestes, s'adresser à Association Entre la Plume et l'Enclume, chez M. Sfar, 1 rue Cassini, 75014, Paris (2 euros chaque brochure, joindre quelques timbres, merci d'avance) Pour toute correspondance, vous pouvez aussi prendre contact avec M. Sfar, msfar@club-internet.fr Tél. : 33(0)1 43 29 68 98

 

Avis au lecteur

 

Trois incendies criminels successifs, en 2005, en plein cœur de Paris, dans les derniers immeubles habités, en toute légalité, par des familles noires et pauvres ; une championne olympique noire jetée à terre et tabassée par la police, sous prétexte d'infraction au code de la route ; des faits divers inventés de toutes pièces ou montés en épingle pour stigmatiser tous les jeunes ayant un look « black de banlieue » ; des tensions sociales réelles, débouchant sur des violences, des incendies absurdes, des manifestations gigantesques de jeunes contre la précarité de l'emploi et le projet de CPE : tous les facteurs sont désormais réunis en France pour un déchaînement de haines raciales, sur fond d'affrontement entre nantis et « sans », parias et déclassés en nombre croissant. D'une part on terrorise les Noirs, de l'autre on terrorise les Blancs en leur faisant croire que tous les problèmes viennent de l'immigration, et plus précisément de l'immigration noire, la plus misérable, la plus voyante, la plus sauvagement réprimée.

 

Pourtant, tant dans les relations familiales que dans le monde du travail, comme dans les goûts artistiques, ce sont généralement les réflexes de fraternité au-delà des différences d'origine ou d'aspect qui règlent les problèmes : la négrophobie n'est pas une fatalité, ni même la règle générale ; la solidarité, l'intérêt commun prennent le dessus dans chaque situation où la panique n'est pas aux commandes. Nous considérons que la peur des Noirs est utilisée comme un outil de manipulation mentale au service d'un seul groupe pratiquant ouvertement le communautarisme : celui d'une minorité de gens qui craignent de perdre une position privilégiée et illégitime, et qui revendiquent un statut protégé dans la société, comme s'ils constituaient une race supérieure. C'est cette minorité, à laquelle s'identifient les élites, qui a intérêt à exacerber les tensions sociales, afin de détourner d'elle-même l'indignation populaire. Il ne s'agit pas « des juifs », quoique le CRIF soit l'organe le plus véhément pour attiser les réflexes ethniques, mais de toute une caste politique qui a mis en place le cadre actuellement explosif.

 

Les représentants d'une communauté parmi les Blancs, se prétendant fondée sur des caractères raciaux, religieux ou idéologiques variables selon les circonstances, mais avec des réflexes corporatistes très forts, se plaignent de persécutions particulières qui viseraient tous « les juifs », alors même que la police, la législation, la justice et les médias protègent systématiquement ses membres. La pratique du 2 poids 2 mesures en leur faveur étant désormais reconnue comme assez générale pour subvertir jusqu'aux principes de laïcité et d'égalité qui fondent la république française, il y a tout lieu de redouter l'activation, par l'action de provocateurs professionnels, de la criminalité négrophobe à une échelle inédite jusqu'à aujourd'hui. C'est même la seule issue pour les nostalgiques de l'époque coloniale et de l'esclavage qui savent que leurs privilèges, à l'échelle nationale et internationale, ne sont plus défendables. Ceux qui défendent l'État d'Israël dans sa volonté de désarmer l'Iran, afin d'être le seul pays disposant de l'arme nucléaire au Proche Orient, veulent aussi en France, que tous soient désarmés : ils traitent tous ceux qui ne se rallient pas à leur camp d'antisémites et de communautaristes, face à la communauté blanche dont ils se veulent les directeurs spirituels, et il est de leur intérêt de les faire s'affronter en combats fratricides, de pousser la France à la guerre civile. Il est à craindre qu'une partie de la population blanche mal lotie, dont le statut peut du jour au lendemain basculer à son tour dans la précarité, se rallie aux réflexes défensifs qui conduisent aux lynchages de Noirs.

 

C'est parce que nous sommes lucides sur la gravité de la situation actuelle que nous présentons ce dossier sur la négrophobie à l'occasion de la commémoration de l'abolition de l'esclavage, en 1848 et du vote de la Loi Taubira en 2001, reconnaissant l'esclavage et la déportation transatlantique des Africains comme crime contre l'humanité ; à l'époque, l'abolition de l'esclavage n'a pas effacé le cadre de la suprématie blanche d'un coup de baguette magique. Les élites manœuvrent en ce moment même pour un retour en arrière, pour l'abrogation de la Loi Taubira. Chaque génération a une bataille propre à mener afin de réaliser dans la plénitude l'égalité des droits civiques et des droits humains. Nulle victoire n'est définitive, et à chaque époque, de nouvelles méthodes de défense sont à inventer. Les pages qu'on va lire doivent aider chacun à restaurer l'estime de soi et des autres, afin de reprendre en main dans un accord commun, le destin de notre pays, la France , et au-delà, de tous les pays où vivent et meurent ensemble Noirs et Blancs : l'ennemi n'est ni le Blanc ni le Noir, mais celui qui nourrit leurs rancunes mutuelles, au lieu de satisfaire les revendications justes des plus humiliés, de façon à construire ensemble un projet commun sur des bases loyales. Il s'agit pour nous de supplanter la négrophobie par l'humanisation de la société occidentale. C'est dans la mesure où il reconnaîtra pleinement son humanité noire que l'Occident retrouvera sa vitalité et sa capacité de défense spirituelle face à ceux qui bornent leur horizon stratégique au terrain de la hargne prédatrice.

 

Ce document est outil de libération mentale car la négrophobie, c'est un ensemble d'injustices que les maîtres du discours occultent, et qui repose sur des mécanismes psychologiques peu conscients mais douloureux. Elle a une histoire, et elle agit parfois comme une force autonome, chargée d'une fureur qui remonte à un passé enfoui dans la dénégation générale. Ce dossier doit permettre à chacun de surmonter ses mauvais réflexes, ceux du ressentiment, de la rage, de la peur ; il doit servir à construire des propositions réfléchies d'actions pour rétablir l'égalité et la justice, dans un cadre respectueux de la liberté de chacun et soutenu par la fraternité.

 

Nous ne prétendons pas détenir toute la vérité, malgré nos efforts pour la percevoir et la transmettre. Et en aucun cas, nous ne saurions être tenus pour responsables d'agressions ou de destructions, que nos ennemis tenteraient d'imputer aux informations et analyses élaborées dans ces pages. D'avance nous rejetons et dénonçons toute initiative irréfléchie qui, se réclamant de cette lecture, nous apparaîtrait comme une provocation à la haine raciale, qui entraînerait fatalement une riposte amplifiée, et ferait couler inutilement le sang de nos frères noirs, avant qu'ils aient les outils organisationnels leur permettant de résister aux offensives négrophobes qui se préparent.

Sommaire
I Du réflexe au crime organisé
II Les champs d'application de la négrophobie
III comment combattre la négrophobie
Témoignage de Spartakus R.

 


http://plumenclume.net/textes/2007/negrophobie131207.htm

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