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Raphaël Confiant est une grande gueule et un talent ; si puissant, visiblement, qu'il se fait entendre jusque dans les bureaux de L'Immonde et de Libé avant même de publier. Une campagne d'ostracisation médiatique a aussitôt été déclenchée contre lui. On lui reproche, dans sa correspondance privée (!!!), la substantivation de l'adjectif « innomable ». La censure vient de faire un grand pas : on a encore le droit de dire : « cette escroquerie est innomable » ; « certaines personnes détestent être nommées, elles voudraient qu'on ne les nomme pas » ; mais si vous dites « les innomables », c'est antisémite. Les humoristes vont-ils s'étrangler de rire, ou seront-ils étranglés avant ?
On peut faire confiance à Confiant, avec lui on n'a pas fini de s'esbaudir devant la vitalité de la raison antillaise: et merde à tous les profitationnistes, aux jaloux et aux teigneux, sans oublier les négrophobes. Quel contraste avec Pascal Sevrant, qui est juste parvenu à faire écrire « bite » dans le Figaro, et qui se fait judicieusement allumer.
Voilà l'objet du délit, l'arme du crime, la chose innommable, etc ; bref, ce qu'il est bon de lire sans attendre. On notera au passage que la discrimination sourde continue de s'exercer délicatement, comme on coupe les oreilles aux nègres qui n'obéissent pas, dans un doux crissement de soie que l'on déchire : tous les écrivains blancs qui tiennent à leur statut savent qu'il faut montrer patte blanche, et dire aussi souvent que possible qu'on essuie une larme furtive pour tous les malheureux qui périssoient jadis dans les sataniques chambragazes ; qu'un nègre manifeste un gros sanglot pour le même motif, son compte est bon, ce ne peut être qu'un antisémite !
« La faute (pardonnable) de Dieudonné », par Raphaël Confiant :
http://membres.lycos.fr/foceoc/La_faute_pardonnable_de_Dieudonne.html
Juste avant de devenir un pestiféré, Raphaël Confiant écrivait : « Y a-t-il un antisémitisme nègre ? » : http://www.madinin-art.net/socio_cul/confiant_antisemitisme_negre.html
Après que l'on eut crié haro sur le baudet, il en a rajouté : « La France est un pays raciste, vous le savez bien ! Les hypocrites diabolisent le Front National, par exemple, alors que tout le monde sait qu'un électeur de l'UMP, de l'UDF, du PS ou du PC, n'est pas moins raciste qu'un électeur du FN. C'est une vaste hypocrisie ! Pascal Sevran est un Français gaulois, il a donc tous les droits. Il peut tout dire sans être diabolisé. Moi, je suis un colonisé, un descendant d'esclave et je n'ai qu'un seul droit : fermer ma gueule. Mais qu'ils sachent que JAMAIS, je ne la fermerai ! JAMAIS !
http://www.bondamanjak.com/content/view/2058/3/
Une pétition de soutien circule : http://membres.lycos.fr/foceoc/Soutien_collectif_a_R_Confiant.html
Pendant ce temps, le navrant Sevrant croyait faire l'intéressant, mais il a vite été remis à sa place, vite fait bien fait. Des procès s'en suivront peut-être, et c'est juste, car les jérémiades ne suffisent jamais à faire évoluer les rapports de force. Il est défendu par Jacques Lang et Bertrand Delanoë, celui qui regarde ailleurs quand le feu accélère le nettoyage ethnique de Paris ; Claudy Siar règles ses comptes sur : http://www.alert2neg.com/article-4905450.html , Claude Ribbe sur son blog : www.clauderibbe.com ; il se déchaîne aussi contre Finkelkraut, contre Frêche, avec talent. La pensée noire est libératrice, pas de doute, pour tous. Oui, il y a une alternative au mépris du continent africain, au mépris de la vitalité génésique, au mépris des humiliés en sursis. Et c'est la bêtise normalisée par la télévision qui est condamnée
Les commentateurs blancs oublient toujours de mentionner la recherche scientifique noire qui débouche sur le redressement identitaire, popularisé depuis peu sur un mode caricatural dans les médias par quelques personnages qui font scandale. Voir un résumé d'histoire vue du côté noir, où « blanchir » prend un sens terrible : dévitaliser, blanchir les criminels, dénaturer l'humanité, dévaliser et vampiriser la pensée à sa source, ce qui désertifie le monde noir : http://www.africamaat.com/article.php3?id_article=196 . Cela suppose un regard sur le très long terme, en amont, et c'est incontournable.
Certains révisionnistes considéraient qu'une conférence internationale médiatisée où ils exposeraient leurs arguments serait « la bombe atomique du pauvre » ; pour le moment, les organes israéliens en sont fort éplorés, mais sont bien obligés de répandre dans des océans de sanglots des doses homéopathiques de l'abc révizo ; comme chacun sait, un zeste de caricature, c'est le z de Zorro…
Plus sérieusement, on verra ci-dessous ce qu'a vraiment dit le ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki : le gouvernement iranien n'est pas négationniste, encore un chapitre de diffamation sioniste qui s'écroule : http://www.irna.ir/fr/news/view/line-96/0612116540221103.htm
Ehud Olmert quant à lui, en a profité pour annoncer que son gouvernement avait lui des tas de vraies bombes atomiques de riche, et il n'a pas caché qu'il aimerait les tester sur les Iraniens ; mais ceux-ci à leur tour font savoir qu'ils en ont une encore plus vraie, dans leur manche : ils sont en mesure de faire exploser le dollar.
Et nous et nous et nous… tant qu'à faire on est explosés de rire…
Mais le sujet est grave, et l'on sent se rapprocher le bombardement de l'Iran. Israel Shamir comme à son habitude déplace le terrain de la polémique, et introduit dans sa riche collection de paraboles pour notre temps la fable du flûtiste d'Hamelin: « Tant que l'emprise juive sur le discours n'est pas brisée, l'Occident continuera à envoyer ses enfants suivre le pipeau du flûtiste Hamelin dans les rues de Bagdad et sur les collines du Liban. ». Et il conlut : « Personne, j'entends bien personne, aucun des dirigeants anglais, français, USaméricains, allemands ou russes, ne se soucie vraiment des victimes d'une guerre qui appartient au passé, qu'il s'agisse des victimes juives ou des autres ; tout ce qu'ils font, c'est payer leur tribut à l'Holocauste comme les nations s'acquittent envers leur vainqueur. L'Iran a refusé de payer son tribut ; quand allez-vous donc, tous tant que vous êtes, suivre leur courageux exemple ? » C'est dans « Téhéran, le point de rencontre »
http://www.israelshamir.net/French/Fr17.htm
On assiste à des ricochets japonégationnistes contre leurs vainqueurs de 1945, d'après http://www.japantoday.com/jp/news/386506 . Ce n'est qu'un début…
On remarquera parmi les personnes qui sont dans le collimateur de tous les organes sionistes de la répression, deux personnalités résistant à la diffamation systématique : Ginette Skandrani remet les pendules à l'heure : « Me traiter de négationniste ou de crypto-négationisme est carrément absurde surtout je n'ai jamais nié aucun génocide, ni ancien, ni nouveau, ni celui des Tziganos-juifs sous le nazisme, ni celui des Amérindiens, des Arborigènes ou autres peuples que nos chers "civilisés" appellent peuples primitifs, y compris des Africains déportés et esclavagisés... et naturellement celui des Palestiniens. Je suis directement concernée par le génocide Tzigano-juif, car nombre de mes grands oncles et tantes en ont pâtis. Et je suis également concernée par les autres génocides, y compris l'esclavage, car nombre de mes ancêtres, ainsi que toute les sociétés européennes en ont profité ».
Michel Dakar considère pour sa part que ce sont les métaphores animalières qui conviennent pour décrypter le rapport de forces : « Les révisionnistes auront été les dindons de la farce. La méthode de ces comparses [les gouvernements qui détiennent des archives encore inexplorées] est celle des maîtres chanteurs, tenir leur proie le plus longtemps possible pour la faire chanter le plus longtemps possible et en tirer le plus de profit possible. Il est donc pour eux hors de question de se priver de la cause du chantage.
Ce n'est pas demain la veille que la recherche en histoire sera libre, il y a trop de pouvoir à gagner à la maintenir sous le coup de la loi, et pour certains, paradoxalement, l'addition commence seulement à leur être présentée, une addition qui va aller en s'allongeant, en s'allongeant, en s'allongeant … à l'infini.
Quand aux modestes, ceux qui osent jouer dans la cour des grands, et qui sont parfois réellement empreints d'idéalisme, ce qui est beaucoup plus rare, il y a les chambres judiciaires dites de la presse, où la vérité est l'exception, avec ses juges sionistes mis en forme par le CRIF, le Centre Simon Wiesenthal, "J'accuse", Marc KNOBEL et la LICRA , pour les en empêcher, et réserver ce jeu aux cannibales avides de chair humaine, des gardiens de vivier, en quelque sorte ». www.aredam.net/dindon/html
Nous avons lu une bonne dissertation de Pierre Tévanian sur l'affaire Redeker et l'acharnement islamophobe en général, avec les contorsions soi disant féministes et soi disant libertaires pour justifier leur mépris de tout un continent de pensée et de sensibilité. Les défenseurs de Redeker, « nos défenseurs zélés de la liberté d'expression, n'ont pas protesté la semaine dernière lorsqu'une journaliste de l'AFP, ‘coupable' d'un reportage trop dérangeant sur les exactions de la police aux Mureaux, a été littéralement boycottée et ostracisée par la Police et la Justice , et de fait empêchée de travailler. Ils n'ont pas non plus pétitionné ni envahi les plateaux télévisés - ils n'ont tout simplement rien dit et rien fait - pour s'opposer à la Loi Sarkozy de 2002 qui rend « l'outrage à l'hymne national ou au drapeau » passible de prison et de milliers d'euros d'amende ; ils n'ont signé aucune pétition de soutien en faveur du SDF envoyé en prison pour avoir simplement traité Nicolas Sarkozy de « sale hongrois ! » ; ils n'ont pas non plus soutenu Hamé, du groupe de rap La Rumeur , victime depuis plus de quatre ans d'un véritable harcèlement judiciaire de la part du même Sarkozy pour avoir simplement énoncé un fait : ces dernières décennies, « des centaines de nos frères sont tombés sous les balles de la police sans que leurs assassins ne soient inquiétés »
Ces gens là ont lancé une « Pétition du Manifeste des Libertés ». Comme pour d'autres termes, on peut constater une inversion du sens des mots, typique de toute langue officielle en régime tyrannique.
Le deux poids deux mesures est finement analysé : « quand Raphaël Schoeman, retraité de 65 ans armé jusqu'aux dents, prétend agir au nom de tous les Juifs en menaçant de mort douze personnalités hostiles à la politique israélienne, personne n'a la bêtise et l'irresponsabilité de le suivre dans son délire en considérant qu'il représente réellement tous les Juifs ; seul l'individu Raphael Schoeman est inquiété; au-delà de sa personne , nul n'est désigné comme responsable - pas même des idéologues comme Alain Finkielkraut ou Alexandre Adler, ou les franges ultra-droitières du monde associatif juif, pourtant coutumiers d'un discours extrêmement violent à l'égard de plusieurs des personnes menacées de mort . Quand en revanche un jeune Orléanais de 25 ans prétend agir au nom de tous les musulmans en menaçant de mort un intellectuel islamophobe, on se désintéresse totalement de son individualité et on donne raison à sa prétention à représenter « les musulmans » dans leur ensemble : c'est en effet l'ensemble de « la communauté musulmane » qui se retrouve interpellée, c'est « l'Islam » qui est sommé de « s'adapter à la modernité », et tous les musulmans qui doivent prouver leur modération en apportant un soutien inconditionnel à la victime des menaces, et en s'abstenant de tout grief contre son islamophobie. »
Conclusion pour retrouver la cohérence : « soit on est voltairien ou libertaire, c'est-à-dire partisan d'une liberté d'expression indivisible et illimitée, mais alors on doit l'être autant face à Faurisson, Garaudy, Le Pen, Soral et tous les tristes sires qui se rendent coupables de propos antijuifs qu'avec les propos antimusulmans de Redeker, Imbert, Fallacci ou les trois caricatures franchement racistes publiées par le Jyllands Posten - et l'on use aussi de son propre droit d'expression pour qualifier ces propos de racistes et dire publiquement qu'ils sont détestables. Soit on pense que le combat d'idées ne suffit pas, qu'il n'est pas assez efficace face au danger raciste ou négationniste, et qu'il faut une intervention de la force publique pour prohiber son expression : auquel cas il faut que la prohibition qu'on accepte ou qu'on réclame contre Faurisson, Garaudy, Le Pen ou Soral soit de mise aussi contre Redeker, Imbert ou Fallacci.
http://www.plumenclume.net/textes/2007/nonpensee25022007.htm