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Bobby Fischer: You know they invented the Holocaust story. There's no such. there was no holocaust of the Jews in World War II.
Pablo Mercado: Really?
Bobby Fischer: They've been pulling this shit from time immemorial about persecution. They're a filthy lying bastard people. That's all they ever do. that's all they'll ever be.
http://www.ishipress.com/fischer1.htm
Il est mort, comme n'importe qui, d'une maladie mortelle ...
Le 11 septembre 2001, quelques heures à peine après les attentats
de New York et de Washington, un Américain exulte sur les ondes de
Radio Bombo, aux Philippines : "C'est une formidable nouvelle, il est
temps que ces putains de juifs se fassent casser la tête. Il est temps
d'en finir avec les Etats-Unis une bonne fois pour toutes." Le
présentateur de l'émission, Pablo Mercado, peine à tempérer son
interlocuteur, qui, au téléphone, déverse insanités et élucubrations
avant de conclure : "Je dis : mort aux Etats-Unis ! Que les Etats-Unis
aillent se faire foutre ! Que les juifs aillent se faire foutre ! Les juifs
sont des criminels. (...) Ce sont les pires menteurs et salauds ! On
récolte ce qu'on a semé. Ils ont enfin ce qu'ils méritent. C'est un jour
merveilleux." Au bout du fil Bobby Fischer, ancien champion du
monde d'échecs, connu pour avoir autrefois ouvert une parenthèse
brillante dans l'hégémonie que l'URSS exerçait sur les 64 cases.
Peut-être le génie le plus doué que le roi des jeux ait jamais connu.
Bobby Fischer: «L'Amérique est une fausse démocratie»
par Miles Edelsten
A BORD DU VOL SAS SK984 (AP) Mars 2005 - Après neuf mois de captivité au Japon, l'ancien champion du monde d'échecs Bobby Fischer est arrivé en homme libre jeudi dans sa nouvelle patrie islandaise. Lors du vol qui l'amenait à Copenhague, il s'est livré à une diatribe contre son pays d'origine, les Etats-Unis, évoquant un «pays illégitime» volé aux Amérindiens et s'en est également pris à George W. Bush.
Barbe poivre et sel fournie, Fischer, 62 ans, n'a pas été avare de
déclarations fracassantes lors de cet entretien accordé à l'agence
d'images Associated Press Television News (APTN). Recherché par
les Etats-Unis qui lui reprochent d'avoir violé des sanctions
internationales imposées à l'ex-Yougoslavie en participant à un
tournoi au Monténégro en 1992, il avait été arrêté en juillet dernier
au Japon, officiellement parce que son passeport n'était pas valable.
Il dénonce un «enlèvement».
«Il s'agissait d'un enlèvement car les accusations portées contre moi
par les Japonais sont totalement absurdes», a-t-il déclaré lors de
son voyage sur un vol de la compagnie SAS reliant Tokyo à
Copenhague, où il a fait escale avant de gagner Reykjavik. «Mon
passeport était parfaitement en règle.»
Le maître de l'échiquier affirme que la Maison-Blanche et le Premier
ministre japonais Junichiro Koizumi se sont entendus pour tenter de
le priver de ses droits et de l'extrader vers les Etats-Unis. «Pour mon
malheur, cet idiot criminel de Koizumi (...) est un ami proche de Bush
et est prêt à faire tout ce que Bush lui dit», a-t-il déclaré, qualifiant le
chef du gouvernement nippon de »laquais» du président américain.
»Bush ne respecte pas la loi», poursuit Fischer. «C'est comme dans
les bandes dessinées, lorsque Billy Batson disait «Shazaaam!» pour
se transformer en Captain Marvel. Lui (Bush) dit simplement
'combattant ennemi! vous n'avez maintenant plus de droits légaux':
c'est une farce.»
Durant le vol, le génie des échecs s'en est pris à deux de ses cibles
favorites: son pays d'origine et Israël. «Les Etats-Unis sont un pays
illégitime (...) tout comme l'Etat bandit d'Israël: les juifs n'ont pas le
droit d'être là-bas, (cette terre) appartient aux Palestiniens», lance
Fischer, dont la mère était juive.
»Ce pays, les Etats-Unis, appartient aux peaux-rouges, aux Indiens
d'Amérique. C'est en fait une honte d'être un soi-disant Américain car
quiconque vit là-bas est (...) un envahisseur.»
Il fait remonter l'origine de son malaise à l'égard des Etats-Unis à
l'échec de sa plainte dans les années 70 contre le groupe Time,
aujourd'hui Time-Warner, déposée notamment pour diffamation et
violation de contrat. La justice américaine avait classé l'affaire,
estimant qu'elle n'était pas fondée. «J'ai commencé à me rendre
compte quel genre de pays l'Amérique était (...), c'est une fausse
démocratie», dit-il.
Passé à la postérité pour son célèbre match en 1972 à Reykjavik
contre Boris Spassky, qui avait mis fin à l'hégémonie soviétique sur
les échecs et symbolisé aux yeux des Américains une victoire contre
le communisme, Fischer avait engagé une procédure judiciaire pour
empêcher son extradition vers les Etats-Unis par les autorités
japonaises.
Reykjavik lui a fourni une issue cette semaine en lui accordant la
nationalité islandaise. Mais il n'est pas totalement à l'abri, l'Islande
ayant comme le Japon signé un traité d'extradition avec les
Etats-Unis, où il risque dix ans de prison et 250.000 dollars (192.000
euros) d'amende.
A la question de savoir s'il pensait que les autorités américaines
pourraient se montrer mieux disposées à son égard s'il mettait ses
critiques en sourdine, il répond qu'il ne changera pas. «J'ai grandi
avec le concept de la liberté d'expression. Je suis trop vieux. Il est
trop tard pour que je m'adapte au nouveau monde, au nouvel ordre
mondial.» AP
© AP - The Associated Press.
REYKJAVIK (AFP) 26 Mars 2005 12h40
La légende des échecs Bobby Fischer fustige les Etats-Unis et les
juifs.
L'ancien champion du monde d'échecs Bobby Fischer a commencé
vendredi sa nouvelle vie en Islande avec des déclarations
antisémites et des critiques virulentes contre son pays d'origine, les
Etats-Unis, qui ont lancé un mandat d'arrêt fédéral à son encontre.
"Les Etats-Unis contrôlés par les juifs sont le mal. Ils parlent de l'axe du mal? Mais que dire des alliés du mal? Que dire des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne, du Japon, de l'Australie, etc? Ce sont eux qui font le mal", a déclaré à la presse à Reykjavik Fischer, qui a déjà essuyé de vives critiques pour des déclarations analogues dans le passé.
Le génie des échecs, qui est arrivé en Islande jeudi soir, a également proclamé que les échecs étaient "morts".
Bobby Fischer, âgé de 62 ans, qui a passé les neuf derniers mois en détention au Japon sous la menace d'être extradé vers les Etats-Unis où il risque jusqu'à dix ans de prison, a obtenu la nationalité islandaise en début de semaine.
Il est devenu une célébrité en Islande depuis qu'il a incarné la victoire du "monde libre" sur le communisme en brisant l'hégémonie soviétique sur les échecs en 1972 à Reykjavik, lors du "match du siècle" contre le Russe Boris Spassky. Et de nombreux Islandais lui sont reconnaissants d'avoir donné de l'importance à leur petit pays grâce à ce match.
Interrogé sur le fait de savoir comment il envisageait l'avenir sur cette petite île proche du cercle polaire, il a déclaré: "Je le vois comme très bon. C'est un pays merveilleux avec de l'air frais, des gens sympathiques, de la bonne nourriture et beaucoup d'espace".
Alors que Fischer semble être disposé à commencer une nouvelle vie en Islande, les Etats-Unis, qui avaient fait de lui un héros dans les années 1970 pour avoir brisé la suprématie soviétique dans le domaine des échecs, ont affiché une nouvelle fois leur détermination à obtenir son extradition.
Les Etats-Unis ne lui ont jamais pardonné d'avoir violé en 1992 l'embargo économique imposé à Belgrade, en allant disputer au Monténégro, pour trois millions de dollars, un match de revanche contre Spassky. Pour cet acte de défiance, Fischer risque jusqu'à dix ans de détention dans son pays d'origine.
"Nous allons continuer à agir dans cette affaire et nous allons continuer à tenter d'obtenir une solution satisfaisante", a déclaré jeudi le porte-parole adjoint du département d'Etat américain, Adam Ereli, regrettant que Fischer n'ait pas été extradé du Japon vers les Etats-Unis.
Cependant, Fischer ne semble pas inquiet. "(Les Islandais) n'ont pas de demande d'extradition autant que je sache. Attendons de voir ce qu'ils feront", a-t-il déclaré vendredi.
En accueillant Fischer, l'Islande n'a pas craint de s'opposer à Washington alors qu'elle négocie l'avenir de la base américaine de Keflavik, dont le rôle fut essentiel pour l'Alliance atlantique pendant la Guerre froide.
Les Etats-Unis sont liés depuis 53 ans par un traité de défense qui les oblige à protéger l'Islande, pays qui ne dispose pas d'une armée.
Washington pourrait aussi tenter de mettre la main sur Bobby Fischer en demandant son arrestation pour évasion fiscale, selon les médias islandais. Il existe un traité d'extradition entre Washington et Reykjavik dans ce domaine.
La plupart des Islandais que l'AFP a interrogés se sont déclarés ravis que la légende des échecs ait décidé de s'installer sur l'île. Mais certains se sont dits préoccupés par ses critiques ouvertes contre les Etats-Unis et ses remarques antisémites répétées.
Fischer avait notamment qualifié les attentats du 11 septembre 2001 contre les tours jumelles de New York de "nouvelle merveilleuse", et il s'en prend constamment à une prétendue "conspiration juive". A son départ de Tokyo, le champion rebelle a traité le président George W. Bush de "criminel".
Magnus Skalason, un supporter islandais du grand champion, a déclaré espérer que Fischer allait "changer de style".
Le champion du monde d'échecs Bobby Fischer retrouve Reykjavik et
la liberté
LE MONDE | 24.03.05 |
Bobby Fischer a gagné. L'ancien champion du monde a quitté, jeudi
24 mars, la cellule japonaise où il se morfondait depuis huit mois.
Casquette de base-ball et barbe blanche, il s'est envolé peu après
vers la Scandinavie. Echec et mat pour les Etats-Unis, son pays
natal, qui réclamaient l'extradition de leur ancienne idole.
La partie, qui vit les juristes et les diplomates s'affronter sur
l'échiquier, fut des plus rudes. Mais le grand maître américain trouva
l'ultime parade. A 62 ans, il changea de nationalité. Mardi 22 mars,
le"Kid de Brooklyn"est devenu islandais, par la grâce d'une loi
spéciale du Parlement de Reykjavik.
Son nouveau passeport, daté du même jour, le montre barbu,
souriant de toutes ses dents (www.chessbase.com). Jusqu'au bout,
sous la pression de Washington, les autorités japonaises ont essayé
de résister à cette ouverture scandinave. L'ambassade d'Islande à
Tokyo a dû montrer la preuve de la naturalisation. Jeudi, le Japon a
dû laisser le champion rejoindre son pays d'adoption.
Retour en Islande, donc, sur les lieux d'une rencontre de légende. A
Reykjavik, en 1972, le prodige venu de Manhattan avait mis fin à un
quart de siècle d'hégémonie soviétique sur le monde des échecs.
Boris Spassky avait été terrassé. Ce"match du siècle", très médiatisé
sur fond de Guerre froide, avait symbolisé, aux yeux des Américains,
une victoire sur le"bloc de l'Est".
Vingt ans après, en juillet 1992, la revanche avait été organisée au
Monténégro - au mépris d'un embargo économique international
décrété contre Belgrade et son allié monténégrin. Fischer avait
d'abord refusé de venir à la cérémonie d'ouverture, ce qui avait
permis de doubler les primes promises au gagnant. Puis, devant les
caméras, il avait craché sur une lettre du gouvernement américain
qui lui demandait de renoncer à la rencontre.
Le titan américain avait encore battu Boris Spassky (naturalisé
français) et empoché la prime de 3,35 millions de dollars. Du coup, la
justice des Etats-Unis avait poursuivi son ressortissant pour violation
de l'embargo et, vraisemblablement, fraude fiscale. Fischer risquait
une peine de dix ans de prison dans son pays.
Vint alors le temps de la fuite et de la clandestinité - toujours avec le
soutien des amateurs du jeu des rois. On vit passer Bobby Fischer
en Hongrie, puis en Asie, notamment aux Philippines et au Japon. En
juillet 2004, il fut finalement arrêté à l'aéroport de Tokyo-Narita, au
moment de s'envoler pour Manille muni d'un passeport américain
annulé.
SANS PASSER PAR LES ÉTATS-UNIS
Le héros déchu vivait depuis enfermé dans le centre de détention
pour étrangers d'Ushiku (nord-est de Tokyo). Avec des hauts et des
bas, selon les informations qui filtraient de son comité japonais de
soutien. Le 25 janvier, Bobby Fischer avait écrit au président
islandais pour lui demander de devenir son concitoyen. Début mars,
une bagarre avait opposé le sexagénaire à ses gardiens.
Jeudi 24 mars, la dernière attaque de Bobby Fischer a été imparable.
Le voici en Islande, sans passer par la case prison aux Etats-Unis - il
n'en serait "jamais sorti vivant", selon ses propres termes. Le
département d'Etat américain s'est déclaré "déçu". Son porte-parole
adjoint, Adam Ereli, a déploré : "M. Fischer fuit la justice. Il y a un
mandat d'arrêt fédéral visant son arrestation". La"fiancée"nippone
de Bobby Fischer, Myoko Watai, présidente de l'Association
japonaise des échecs, avec laquelle un mariage a été envisagé, s'est
réjouie.
L'Islande a-t-elle assortie sa décision d'une obligation de discrétion ?
Il y a longtemps que l'obsédé des 64 cases se plaît aux insanités. En
décembre 1992 à Belgrade, il s'était emporté, devant la presse,
reprochant à "la communauté juive et notamment le New York Times,
contrôlé par des juifs riches", de comploter contre lui. Le fantasque
grand maître avait eu des mots similaires sur une radio philippine,
Radio Bombo, quelques heures après les attentats du 11 septembre
2001. "C'est un jour merveilleux", avait-il asséné, dérapant un peu
plus sur sa diagonale du fou. Jeudi, à sa libération, Bobby Fischer a
qualifié George Bush de "criminel" et fustigé le Japon, un pays "très
très corrompu", avant de gagner la Scandinavie.
http://www.plumenclume.net/textes/2008/revisos/fischer180108.htm