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ENTRE LA PLUME ET L'ENCLUME

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Etonnante époque...

...qui bannit encore ses élites, emprisonne ses savants, persécute ceux qui l'honorent et parfois les exécute. Il en fut toujours ainsi sans remonter à M. de Nazareth, aux horreurs de l'Inquisition ou à la Révolution française.
Voltaire à Ferney, Hugo à Guernesey, Céline au Danemark et Soljenytsine en Sibérie. Faut-il que les pouvoirs soient faibles et mesquins pour craindre les plumes, alors qu'il est tant d'autocensures complaisantes ou de fourbes manoeuvres susceptibles d'étouffer l'esprit libre!


Un ami me voulant apparemment du bien me mit un jour sur la piste d'un personnage dont j'ignorais pratiquement tout et que l'on qualifiait de diabolique, ou plus communément d'abject, d'ignoble, en tout cas infréquentable. J'apprécie les gens qu'on dit infréquentables car ils recèlent souvent des trésors cachés. Le fait est que ce fameux suppôt de l'enfer se révéla être pour moi un maître, en langue française, en littérature, en recherche rigoureuse de l'exactitude et possédé par le sens
de l'honnêteté intellectuelle. Mazette! J'ai rencontré par hasard une de ses anciennes étudiantes de la Sorbonne, ignorant tout de ses démêlés avec les vrais détenteurs du pouvoir: elle ne tarissait pas d'éloges sur l'enseignant en littérature comparée et analyse de textes. De quoi s'était-il donc rendu coupable pour être couvert à ce point d'opprobre, pour être haï au-delà de toute mesure jusqu'à subir de violentes agressions physiques? A quelle ignominie s'est-il abaissé, à quelles turpitudes?


J'ai tenu à le rencontrer car on ne peut légitimement parler que de ce que l'on connaît, du livre que l'on a lu, du film que l'on a vu, du pays que l'on a visité, du moins si l'on a dépassé le superficiel. Cela fait plus d'une dizaine d'années que le premier contact eut lieu. Il fut courtois, simple, naturel comme c'est toujours le cas avec les grands esprits. J'ai trouvé mon maître car je me croyais puriste en ce qui concerne la langue et objectif dans mon observation du monde. Le souci de l'exactitude est chez ce personnage d'autant plus poussé, à l'extrême, que la thèse qu'il défend soulève des tempêtes de dénigrement, de calomnies et surtout de mauvaise foi. Son discours ne permet pas la moindre faille.


Le débat, la discussion publique lui sont refusés depuis ses premiers mots sur le sujet bien que son argumentation ébranle régulièrement ceux qui prennent la peine de le lire dans le texte, de s'entretenir avec lui et de puiser dans une abondante littérature mise à l'Index par une coterie toute-puissante. Ils se gardent bien, poltrons, de s'ouvrir publiquement de leur désarroi, soucieux de préserver carrière et prestige. On se souvient des mésaventures d'un certain abbé, médiatique entre tous, qui osa - blasphème! - déclarer que le sujet méritait un débat, ou d'un philosophe éminent traîné en justice pour avoir publié un ouvrage, fondé sur des faits, mettant en question l'ampleur d'une certaine persécution ayant connu son
apogée durant la deuxième guerre mondiale, considérée d'ailleurs comme un "détail" dans les mémoires des dirigeants des puissances victorieuses.


Je parle ici de l'homme public, de l'enseignant, du penseur, du polémiste et de son engagement pour la vérité historique et la liberté d'expression.
Je l'approuve sans réserve. Témoin à Toronto au cours du procès fait à un défenseur de l'honneur de l'Allemagne Ernst Zündel, objet d'une diabolisation similaire, Robert Faurisson, car c'est de lui qu'il s'agit, a poussé l'accusation lancée par des associations juives dans ses derniers retranchements et développé des arguments imparables à l'appui d'une thèse
qui tient en soixante mots: "Les prétendues chambres à gaz hitlériennes et le prétendu génocide des juifs forment un seul et même mensonge historique, qui a permis une gigantesque escroquerie politico-financière dont les principaux bénéficiaires sont l'Etat d'Israêl et le sionisme international et dont les principales victimes sont le peuple allemand - mais non pas ses dirigeants - et le peuple palestinien tout entier." (1980 sur Europe n°1)


Il faudra bien un jour, prochain nous l'espérons, rendre justice aux mérites exceptionnels de cet universitaire français dont la persévérance et l'obstination ont dévoilé l'une des plus odieuses mystifications de l'histoire.


Isaac Schlingelstein

 


http://www.plumenclume.net/textes/2008/revisos/schlingelstein130108.htm

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