E
E
La France rejoint la Chine dans le triste club des pays où l’internet est censuré ! HONTE à la "justice" française.
Seule la dictatoriale Chine avait osé jusque là restreindre les accès à internet. Depuis la Chine de nombreux sites ne sont pas accessibles, pour raisons politiques. Il en est désormais de même en France, où, décidément, la liberté se restreint de plus en plus.
Lisez plutôt :
PARIS, 13 juin 2005 (AFP) - Les fournisseurs d’accès à internet devront empêcher l’accès des internautes français au site révisionniste "Aaargh", a ordonné lundi le juge des référés du tribunal de grande instance (TGI) de Paris. Le 8 mars, huit associations antiracistes avaient entamé une procédure en référé, souhaitant que les fournisseurs d’accès mettent en place des mesures de filtrage pour interdire l’accès au site "Aaargh" depuis la France. Elles se fondaient pour la première fois sur la loi pour la confiance dans l’économie numérique de juin 2004, qui permet au juge d’ordonner à l’hébergeur le retrait du site, mais aussi, "à défaut", d’en faire cesser l’accès.
Dans son ordonnance, le juge des référés Emmanuel Binoche a fait "injonction aux sociétés France Télécom services, Free, AOL France, Tiscali Accès, Télé 2 France, Suez Lyonnaise Télécom, Neuf Télécom, T-Online France, NC Numéricable et au GIP Renater de mettre en oeuvre toutes mesures propres à interrompre l’accès à partir du territoire français" au site "Aaargh". "Aaargh" ("Association des anciens amateurs de récits de guerre et d’holocauste") propose sur sa page d’accueil "230 brochures" antisémites ou révisionnistes en libre accès, comme par exemple les travaux de Robert Faurisson et Jean Plantin.
Chacun des fournisseurs d’accès "devra justifier auprès des demandeurs (les associations, ndlr) dans le délai de dix jours (...) des dispositifs précisément mis en oeuvre", précise l’ordonnance du juge des référés qui invite les parties à revenir le voir "en cas de difficulté". "Nous nous félicitons collectivement de cette décision qui porte un coup à l’impunité des sites hébérgés aux Etats-Unis", a indiqué à l’AFP Me Stéphane Lilti, avocat du Consistoire central-Union des communautés juives de France. "C’est une première application de loi qui salue la prééminence des principes sur les contraintes techniques", -a-t-il ajouté.Dans un premier temps, le juge des référés avait estimé qu’il appartenait de cibler les auteurs, les éditeurs et les hébergeurs du site pour mettre un terme à l’existence de ce site, la responsabilité des fournisseurs d’accès n’étant engagée qu’en dernier lieu.
C’est cette démarche en cascade qu’a pour sa part salué l’un des avocats des fournisseurs d’accès, Me Nicolas Brault, interrogé par l’AFP. "Il s’agit pas d’une décision qui ne prend pas partie, les fournisseurs d’accès ne sont pas considérés comme fautifs". Pour Me Brault, le juge des référés a pris soin de ne pas déresponsabiliser les auteurs de contenu en respectant "un principe de subsidiarité qui fait que chaque prestataire (auteur, éditeur, hébergeur, ndlr) peut être accessible à la sanction".
--------------------------------------------------------------------------------
Que le site en question propage la haine ou non - rappelons que certains groupuscules disent que notre Saint-Père le Pape "propage la haine et la culture mortifère"... n’est pas notre affaire. Ce qui est grave, c’est ce que cette décision de justice implique.
1. Elle tente de faire appliquer une loi française sur une structure non française - le site en question n’étant pas hébergé en France.
2. Elle ouvre la boîte de Pandore de la "pensée incorrecte". Rappelons-nous ce que ça a donné avec l’infortuné Buttiglione, exécuté pour avoir rappelé quelques vérités.
Le Réseau Chrétienté, sans apporter le moindre soutien au site concerné et solidaire avec les peines engendrées par son existence et la diffusion des textes qu’il propose, s’offusque des méthodes totalitaires employées par la justice de la république qui est en France. Le Réseau Chrétienté alerte tous les hommes de bonne volonté sur la préservation nécessaire d’une totale liberté d’expression, liberté sans cesse amenuisée par les lois françaises et européennes.
Au moment de l’adoption du Rapport Moraes par les instances européennes (voir ici), le Réseau Chrétienté s’inquiète de la montée nauséabonde d’une police de la pensée, qui visera forcément à un moment donné les catholiques, puisqu’ils ne "sont pas du monde".
Le Réseau Chrétienté appelle les députés français à rester vigilants sur la sauvegarde en France des libertés fondamentales, rendue de plus en plus incertaine.
http://www.plumenclume.net/textes/2008/europe/chretiente-150608.htm