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1. Une opération de censure immédiate:
23 janvier 2008,
Téléchargez les 2 vidéos de la sortie du procès de l'arche de Zoé, au TGI de Créteil (94), le lundi 14 janvier 2008, là où un inconnu a fait des déclarations fracassantes, détaillées et non vérifiées, concernant l'existence de l'usage d'enfants africains par des notables politiciens du Val-de-Marne (le maire de Fresnes, le président du Conseil général du Val-de-Marne, le maire de l'Haÿ-les-Roses), dans vos ordinateurs, en cliquant sur les liens qui suivent :
http://ufo.the-foundation.fr/maracouja972-video-embed/partie-1.flv
http://ufo.the-foundation.fr/maracouja972-video-embed/partie-2.flv
Il est inquiétant que ces deux vidéos aient été immédiatement après leur diffusion sur le site dailymotion.com, effacées par la censure. Cette censure d'une extrême rapidité, ne peut que donner du corps à la dénonciation portée par l'individu inconnu s'exprimant dans ces vidéos. Constater soi-même sur le site dailymotion.com, la censure de ces deux vidéos.
http://www.dailymotion.com/video/x42a3z_viols-denfants-africains-par-des-po_politics
http://www.dailymotion.com/video/x42c9e_viols-denfants-africains-par-des-po_politics
Au vu de la vélocité inouïe de la censure, vélocité qui force à présupposer que d'autres mesures seront prises pour effacer de tout registre ces deux vidéos, il est conseillé à tout un chacun de multiplier les enregistrements de ces vidéos, et de les faire circuler.
2. Rappel: l'extradition des 6 condamnés était illégale
3. Paris, le 22 janvier 2008, compte rendu de l'audience:
Le Tribunal Correctionnel étaient composé d'un Président du Tribunal, Xavier Raguin, entouré de deux juges, du procureur de la République , d'un greffier.
5 condamnés sur 6 étaient présents. L'infirmière était absente , trop faible selon son avocat..
Les 5 présents sont tous arrivés sans menottes.
Ils étaient tous représentés par leurs avocats au nombre de huit.
Il n'y avait pas de partie civile, donc pas de plaidoirie en faveur des victimes tchadiennes !
Le Procureur de la République , Jean-Jacques Bosc, présente sa réquisition.
Il rappelle que l'objet de la cour n'est pas de rejuger l'affaire, mais de prononcer une adaptation de la peine de huit ans de travaux forcés dans le cadre de l'accord international de coopération judiciaire du 6 mars 1976 qui lie la France et le Tchad et a rendu possible le transfèrement des condamnés en France.
Il rappelle que les condamnés ont reconnu les termes de l'accord judiciaire puisqu'ils ont signé le 26 décembre 2007 la lettre demandant leur transfèrement et dans laquelle ils reconnaissent que leur condamnation est définitive et exécutoire.
Il ne faut pas perdre de vue que ces condamnés étaient conseillés par des avocats des plus éminents de France et dont les honoraires ne sont pas accessibles à tous, dont Gilbert Collard et Mario Stasi.
En matières d'équivalence de peine, le Procureur de la République rappelle les peines encourues par les condamnés, au sens de la loi française , pour les faits qui leur sont reprochés :
Article 224-1 du Code Pénal :
« Le fait, sans ordre des autorités constituées et hors les cas prévus par la loi, d'arrêter, d'enlever, de détenir ou de séquestrer une personne, est puni de vingt ans de réclusion criminelle.
Les deux premiers alinéas de l'article 132-23 relatif à la période de sûreté sont applicables à cette infraction.
Toutefois, si la personne détenue ou séquestrée est libérée volontairement avant le septième jour accompli depuis celui de son appréhension, la peine est de cinq ans d'emprisonnement et de 75000 euros d'amende, sauf dans les cas prévus par l'article 224-2. »
Article 224-3 du Code Pénal précisant :
« L'infraction prévue par l'article 224-1 est punie de trente ans de réclusion criminelle lorsqu'elle est commise soit en bande organisée, soit à l'égard de plusieurs personnes. »
Article 224-5 du Code Pénal ajoutant :
« Lorsque la victime de l'un des crimes prévus aux articles 224-1 à 224-4 est un mineur de quinze ans , la peine est portée à la réclusion criminelle à perpétuité si l'infraction est punie de trente ans de réclusion criminelle et à trente ans de réclusion criminelle si l'infraction est punie de vingt ans de réclusion criminelle. »
L'on comprend alors que la peine de huit ans de travaux forcés est bien plus inférieure à ce que les accusés encourraient en France.
Le procureur écarte l'argument du 227-8 qui stipule : « Le fait, par une personne autre que celles mentionnées à l'article 227-7 de soustraire, sans fraude ni violence , un enfant mineur des mains de ceux qui exercent l'autorité parentale ou auxquels il a été confié ou chez qui il a sa résidence habituelle, est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75000 euros d'amende. »
Car les condamnés ont agi avec fraude.
Le premier avocat à prendre la parole est l'un des deux avocats de Alain Péligat.
Il ne reconnaît pas la légalité du transfèrement (que son client a signé, sous les conseils de qui ?).
Il explique que les dispositions du transfèrement sont incompatibles avec la convention européenne.
Il décrit son client comme un homme simple, père de six enfants, sans trop de moyen et avec un si bon cœur qu'il n'a pas hésité à prendre un mois de congés sans solde pour aller aider d'autres enfants très loin là bas. Il explique que cela fait 4 mois maintenant qu'il se retrouve sans ressources pour nourrir sa famille. Mais l'avocat s'est il rendu compte qu'il est en train de dire que son client a été capable d'abandonner ses propres enfants sans ressources pour aider d'autres enfants.
Le deuxième avocat de M. Péligat (qui est donc numériquement bien défendu malgré ses faibles ressources) dit ne pas vouloir faire partie des « complices intellectuels » et invite la cour à rejeter la requête du Procureur de la République et à « rendre la liberté » aux condamnés.
Après une petite pause,
L'avocat de Eric Breteau et du médecin M. Van Winkelberg est le très médiatique Gilbert Collard, il accuse « un jugement basé sur un article de Paris Match ». Il considère que la libération des journalistes faisait partie d'un deal entre les présidents français et tchadiens : « Libérer les journalistes et faire payer les six membres de l'Arche de Zoé ». Il dénonce des violations flagrantes du droit sans pourtant étayer. Il appelle le tribunal à « rejeter la requête du procureur de la république pour ne pas soutenir la dictature tchadienne »
On comprend alors que les avocats veulent faire de ce procès celui de la dictature tchadienne, celui de la dictature qui abandonne des enfants, qui les fait soldats. Alors on ne comprend pas pourquoi les membres de l'Arche de Zoé ont refusé (reportage de la journaliste Marie Agnes Peleran sur FR3) d'aider des enfants Tchadiens, plus âgés que les petits qu'ils ont receuillis, en mauvaise santé ou handicapés. Ceci pourrait-il expliquer pourquoi ils refusent que ce procès soit celui de ceux qui ont enlevé des enfants mineurs à leurs parents prétendument pour aider les enfants.
Après la pause déjeuner,
vient alors le tour d'un avocat du Tchad venu pour expliquer que la justice de son pays n'est pas juste et que le jugement a été rendu là bas avec plusieurs irrégularités, qu'il a reçu des menaces sur sa vie. Il essaie d'expliquer que le jugement rendu est la décision du seul Président dictateur Tchadien et tente de faire croire que tous les Tchadiens avec l'opposition démocratique étant contre Idris Deby ils étaient nécessairement contre le jugement des coupables. Il ne sait pas ou il oublie de dire qu'un député de l'opposition a été empêché par différents articfices de se constituer partie civile auprès des familles tchadiennes, a subi des menaces. L'avocat finit ensuite par demander la liberté pour les condamnés.
Applaudissement dans la salle par les soutiens des condamnés.
Aucun appel au calme et à la sérénité de la part du Président du Tribunal.
L'avocat de Dominique Aubry explique que son client comme les autres n'ont pas pu faire appel à cause d'un vice de procédure. Il présente son client comme auréolé par ses anciennes fonctions de « ancien pompier » et « ancien militaire de l'armée de l'air » . Il n'a pas l'air de se rendre compte que ces compétences-là et les relations qu'elles impliquent pourraient justement expliquer les raisons du recrutement de son client par l'Arche de Zoé : contact de confiance avec l'armée française au Tchad, plans de vols militaires, évacuation militaire des enfants.
L'avocate de Eric Breteau vient encore demander de rejeter la demande du procureur « pour ne pas laisser croire à la justice tchadienne qu'elle peut faire justice sur le dos des Blancs » ; car dit-elle, au Tchad « nous avons assisté au procès des Blancs ». On comprend qu'elle soit si peu habituée à cet ordre des choses ; peut-être comprendra-t-elle la réalité que vivent les Noirs en France devant les tribunaux de Blancs qui font, selon eux, justice sur le dos des Noirs et des autres minorités basanées.
L'avocat de Nadia Merim, l'infirmière d'origine marocaine, dénonce aussi « la justice selon Paris Match » et prévient que l'avenir de sa cliente serait compromise, elle qui veut aider les enfants.
À 15h06, les condamnés ont la parole :
Dominique Aubry : « j'ai toujours travaillé que pour mon prochain »
Le médecin Philippe Van Winkelberg déclare qu'il n'est responsable que des décisions médicales. « On nous a demandé de tout faire pour rentrer en France ».
Alain Péligat rappelle qu'il n'a plus de salaire depuis 4 mois ; « nous avons été trahis jusqu'au niveau du président tchadien »
Eric Breteau : « les gens que vous venez d'entendre sont des gens absolument formidables, rendez leur justice, leur liberté »
Emilie Lelouch : « Je ne regrette pas, je recommencerai, j'ai une vie, je la vis comme je veux, je ne regrette pas. » Imaginez ce genre de phrase par une femme basanée ici en France devant une cour de justice.
Le président annonce la délibération pour le 28 janvier 2008, à 13h00 dans la même salle.
On a pu constater que les applaudissement de soutiens aux condamnés n'étaient pas interdits pendant une audience ; en effet à aucun moment le président du tribunal n'a tenté de faire cesser ces applaudissements en salle d'audience et en pleine plaidoirie.
On ne saurait tolérer la mise en liberté sous quelque motif de ces condamnés qui proclament qu'ils récidiverait et qui semblent bénéficier d'un réseau d'influence assez important.
Car sans la vigilance des deux héros Tchadiens qui ont dénoncé la supercherie aux autorités locales, les membres de l'Arche de Zoé auraient tous été accueillis en héros nationaux à l'aéroport de Vatry ; et personne, personne, n'aurait évoqué les conditions criminelles de l'opération. Les médias auraient tous titré « ils ont réussi à sauver 103 orphelins du Darfour ; aidez-les à en sauver des milliers d'autres », et ils continueraient à kidnapper les enfants non orphelins à leurs parents à on ne sait quelle fin.
Voir aussi le comte rendu de africa-radio-programme.com
sur http://africa-radio-programme.com/fr/petition_children_rescue/audience_archedezoe_chldrenrescue.pdf
RDV ce lundi 28 janvier au Tribunal correctionnel de Créteil à partir de 12h00
Métro : ligne 8, station Créteil Université
http://www.thotep.com/article.php3?id_article=498RDV
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http://www.plumenclume.net/textes/2008/zoe/zoeacreteil.htm